L'influence du "gaming" à la littérature

12/06/2015

Les principaux sous-genres

En se nourrissant de différentes littératures comme le conte de fées, le fantastique ou encore la science-fiction, la fantasy a su se diversifier en un riche panel de sous-genres.

L’heroic fantasy, traduit en français par "merveilleux héroïque", relate l'épopée d'un héros solitaire, généralement un homme doté d'une grande force physique. Au cours de son histoire, il va être confronté à de nombreux dangers et va d'aventure en aventure, toujours prêt à vendre les services de son épée. Souvent marqué par un passé douloureux, en proie à de violentes émotions, il est incapable de tirer profit de ses exploits et son besoin inassouvi d’aventures le renvoie continuellement sur les routes. Il ne peut compter que sur ses qualités humaines : le courage, l'intelligence, la compassion... pour vaincre des adversaires aux pouvoirs magiques inquiétants. Le précurseur de ce sous-genre demeure Robert Ervin Howard avec son célèbre cycle Conan.

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La high fantasy relate l’histoire d’un héros appartenant à une communauté dont il devient le champion, soit en menant une quête initiatique pour devenir magicien comme dans Terremer d’Ursula Kroeber Le Guin, soit en conduisant une guerre contre les forces de la magie noire comme dans Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien, soit en restaurant l’ordre du monde, comme dans Les Chroniques des Féals de Mathieu Gaborit. Cette littérature se caractérise par un univers secondaire, souvent moyenâgeux, très précis avec une géographie propre et des langues spécifiques. La magie y joue un rôle central, avec l’introduction de créatures merveilleuses. Les histoires de high fantasy se découpent en plusieurs tomes sous la forme de quêtes, ayant souvent une prophétie comme point de départ.

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Dans la romantic fantasy, qualifiée de fantasy féminine, ce sont des héroïnes qui sont mises en scène. Des guerrières ou des magiciennes qui connaissent guerres et luttes pour le pouvoir, et une vie d'aventurière ne leur interdisant pas de mener à bien des quêtes sentimentales ou de vivre des tragédies. Ce sous-genre, largement écrit par des femmes, explose au moment du mouvement féministe et développe des récits dans lesquels les femmes ne subissent pas le joug des hommes. La plus marquante de ces écrivaines est Marion Zimmer Bradley avec le cycle d’Avalon.

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La dark fantasy, que l’on peut traduire en français par la littérature de l’Ombre, désigne une fantasy pessimiste, un "imaginaire ténébreux" où le Mal prend le dessus sur le Bien. Les héros, décrits comme faibles et fatigués, subissent des aventures qui les malmènent et ne connaissent jamais le repos ou la lumière. Ils ne peuvent pas gagner et se trouvent, le plus souvent, dépassés par les événements, incapables de comprendre et de supporter ce qu'ils ont déclenché jusqu'à en perdre la raison, si ce n'est la vie. L'auteur fondateur de ce sous-genre est certainement Howard Phillips Lovecraft avec L’Appel de Cthulhu.

Dark Fantasy
L’Animal fantasy, traduit en français par fantasy animalière, qui, comme son nom l’indique, met en scène des animaux possédant l'usage de la parole et/ou la capacité de raisonner. Ces animaux interviennent dans l'épreuve en secondant le héros. Parmi les œuvres de fantasy animalière, Les Chroniques de Narnia de Clive Staples Lewis , est l’œuvre la plus représentative de ce sous-genre.

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Fantasy à la carte

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