L'influence du "gaming" à la littérature

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Affichage des articles dont le libellé est éditions Hugo. Afficher tous les articles
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18/09/2026

Alexiane Thill, Pommes d'Or, T.1, Le Dernier Conte, éditions Hugo poche

Alexiane Thill, Pomme d'or
T.1, 
Le Dernier Conte
éditions Hugo Poche

Alexiane Thill est avant tout connue pour sa série de romance historique, Les MacCoyPourtant, elle est également l'autrice d'une autre série s'inscrivant cette fois-ci dans un contexte de fantasy. Celle-ci s'intitule Le Dernier Conte et autant vous le dire de suite, j'avais très envie de lire cette nouvelle réinterprétation des contes de fées. 

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Hugo, je remercie Olivia pour l'envoi de ce service de presse. 

Résumé :

Ariane est la dernière fée encore en vie. Depuis la disparition de Marraine et de ses sœurs, l'univers des Contes est fortement menacé par la Nuit qui approche. L'obscurité entraînerait sans surprise la mort de toutes choses. Ariane est donc le dernier espoir sauf que sa magie à elle est faible et elle ne sait pas trop comment s'y prendre pour remédier à la situation. Elle a juste l'idée de tenter de recréer un conte et pour cela, il lui faut trouver un Héros qu'elle vient dénicher dans notre monde, et plus particulièrement à Disneyland Paris. C'est ainsi que le castmember Warren se retrouve embarqué, bien malgré lui, dans le monde des Contes à devoir endosser un costume sans doute trop grand pour ses frêles épaules. Mais s'il veut retrouver le chemin de retour, il n'a pas d'autre choix que de coopérer. Enfin si une fin heureuse est encore possible ? 

Mon avis :

Avec Le Dernier Conte, Alexiane Thill nous entraîne donc au cœur d'une fantasy urbaine infusée aux contes de fées. L'univers qui prend vie sous cette plume de l'imaginaire se matérialise sous la forme d'un arbre, appelé le Sphérier, qui connecte les mondes entre eux. Chacun d'eux perçoit les échos des autres qui se transmettent de génération en génération sous la forme d'un héritage collectif. Notre monde fait partie du lot, ainsi que celui des Contes. Seulement ce dernier est en péril depuis la disparition progressive des fées, dont la plus importante d'entre elles, Marraine la bonne fée. En effet, c'est elle qui est à l'origine de chaque conte qu'elle créait grâce à sa puissante magie. Or, maintenant qu'elle n'est plus là, le Crépuscule s'est invité annonçant la venue de la Nuit éternelle qui ne manquera pas d'étouffer la moindre étincelle de vie en raison de l'absence de jour. Il n'y a donc pas d'autre choix que de recréer un conte pour réactiver la magie qui maintient en place l'existence de ce monde. Seulement le mode d'emploi semble s'être perdu en même temps que la disparition de Marraine. 

En fait dans Le Dernier Conte, il existe deux magies qui se complètent. Il y a celle propre aux contes qui est fondatrice et nourricière, et celle des arcanes étant nettement plus sauvage et instable. Or, la dernière fée ne semble maîtriser que la magie des arcanes qui, de prime abord, ne lui sera donc pas d'une grande utilité pour atteindre son but. 

En outre, ce monde des Contes se divise en deux plans : les Hautes-Terres correspondant au Pays Imaginaire et servant de berceau à la magie du Conte et les Basses-Terres regroupant les royaumes et principautés des différents peuples, tels les humains, les gnomes ou les nains. Ils sont administrés par les Héros et les Héroïnes qui ont obtenu leur Fin Heureuse. 

Plus que de se nourrir des différents contes, Alexiane Thill nous en propose une réinterprétation fort intéressante. Ainsi, Pomme d'Or met à l'honneur l'histoire de Blanche-Neige que l'on redécouvre sous un jour nouveau. L'autrice a retravaillé les portraits des héros et des méchants de notre enfance pour nous en livrer une version à la fois glaçante et bluffante. 

Les descriptions que nous fait Alexiane Thill sur la nature pervertie, les créatures et les manifestations magiques sont très visuelles, limites cinématographiques. 

Son intrigue principale se tisse habilement au conte mis en lumière dans ce présent tome pour nous tenir en haleine. 

On est maintenu dans un écrin à la fois onirique et légendaire très immersif. 

Mais Le Dernier Conte n'est pas seulement un roman très addictif où les pages se tournent toutes seules car Alexiane Thill a également ponctué son texte de faits de société comme les bouleversements climatiques car cette Nuit éternelle qui menace le Pays des Contes nous rappelle la fragilité du monde face au moindre changement, notamment face aux extinctions qui ne manquent pas de survenir. 

Elle soulève également la question philosophique autour de la vengeance et surtout du pardon face à un acte impardonnable. 

Elle aborde aussi les notions de culpabilité et de responsabilité face à ses choix et à ses décisions. 

Enfin, elle questionne la figure du monstre et des apparences trompeuses à travers l'image tronquée que l'on peut avoir sur les gens en s'appuyant ici sur le portrait de la Méchante Reine. 

L'intrigue du Dernier Conte repose exclusivement sur le duo formé par Ariane et Warren. Ariane est une fée, la dernière représentante de son espèce. Elle est aussi irascible que badasse faisant d'elle un personnage plutôt haut en couleurs. Sa force, elle la puise dans les arcanes ce qui lui vaut d'être une combattante hors pair toutefois elle n'en demeure pas moins mortelle, n'en déplaise à ses petits tours de passe-passe pour se sortir des pires ornières. 

Quant à Warren, il est loin d'incarner le héros que souhaite trouver Ariane. Bien au contraire, c'est un jeune homme simple et sans histoires qui mène une vie bien rangée auprès de sa sœur handicapée qu'il veille quotidiennement. C'est un garçon qui se révèle immédiatement attachant. Il est fidèle aux siens et se retrouver propulsé dans cette improbable aventure va l'obliger à puiser dans un courage et une force de caractère qu'il ne soupçonnait même pas lui-même. Ensemble ils vont affronter mille dangers sans d'ailleurs savoir s'ils en sortiront triomphants à la fin. 

Pour conclure :

Avec sa saga du Dernier Conte, Alexiane Thill va satisfaire à coup sûr tous les amateurs des contes qui y retrouveront tout ce qui fait le sel de ces histoires ancestrales. Mais notez qu'elle y a ajouté une petite touche personnelle qui lui donne une saveur très récréative. Amoureux de Once Upon A Time, ces quatre livres sont de toute évidence pour vous !

Fantasy à la Carte

Informations

Alexiane Thill
Pomme d'or
Tome 1
Le Dernier Conte
9791042903831
496 pages
Editions Hugo poche

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15/08/2026

Rebecca Yarros, Onyx Storm, T.3, éditions Hugo poche

Rebecca Yarros, Onyx Storm, T. 3, éditions Hugo Poche

Lire la saga The Empyrean de Rebecca Yarros aura été mon challenge de l'été. 

Louangée par certains et critiquée par d'autres, cette romantasy ne laisse clairement pas indifférent. 

Et pour cause, maintenant que j'ai mis mon nez dedans, je peux vous confirmer que cette romance "enemies to lovers"  a de quoi plaire entre un univers de fantasy richement construit, une fluidité du texte, des relations humaines complexes, des amours contrariés, un ennemi omniprésent et des trahisons et révélations en pagaille, tout est réuni pour envoûter et tenir en haleine. 

Après avoir bien accroché aux deux premiers volets, j'avais hâte sans pour autant être si pressée de m'attaquer au tome 3. 

Étant donné que la suite n'est pas prête de paraître car écrire une telle série prend du temps - vous vous en doutez - je pressentais déjà la frustration à venir. Commençant à bien connaître la plume de Rebecca Yarros, il n'y avait aucune chance que je me trompe.

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Hugo, je remercie Olivia pour l'envoi de ce service de presse. 

Résumé :

Bien que Violet entame sa troisième année à Basgiath, l'heure est moins aux études et à la préparation du diplôme de fin d'année qu'à la recherche d'une solution pour contrer un ennemi de plus en plus prégnant. Aussi, elle s'apprête,  en compagnie de certains de ses camarades, à franchir les protections affaiblies d'Aretia pour essayer de trouver des alliés à la Navarre afin d'aider à vaincre les venins tout en cherchant les membres de la famille d'Andarna. La mission promet d'être dangereuse, pire encore, il n'est pas certain qu'elle soit couronnée de succès. Mais ont-ils un autre choix ? 

Mon avis :

Dans Onyx Storm, Rebecca Yarros poursuit l'exploration de son univers en nous entraînant au-delà des frontières de la Navarre et de Tyrrendor, à la rencontre d'autres peuples et à la découverte d'autres cultures. Ainsi, la magie se révèle être absente de certains lieux laissant nos manieurs de pouvoirs bien souvent démunis et où les dragons demeurent des curiosités à admirer voir des menaces à éviter. 

Dans ce troisième volet, on prend de la hauteur pour mieux comprendre le monde né sous la plume de Rebecca Yarros. Le récit commence à nous donner quelques clés de compréhension levant ainsi le voile sur le passé et notamment l'apparition des Venins. 

Onyx Storm est un récit de voyage et d'aventure dans lequel certains personnages de Rebeccas Yarros doivent mener une quête. Ce tome donne aussi l'occasion à chacun des manieurs de pouvoirs de développer leurs sceaux. Certains tenus encore secrets auparavant sortent au grand jour et s'avèrent des plus utiles au moment propice. 

Le texte est piqué de nombreuses révélations et des secrets familiaux sont mêmes révélés. 

Au fil des chapitres de ce roman, l'autrice nous prépare à un affrontement sans précédent avec l'ennemi. On le sait depuis le début, et on le craint au vu des implications de certains. Rebecca Yarros a bien préparé le terrain en faisant monter la tension crescendo. Elle prend même son temps pour amener cette terrible bataille qui, on l'imagine, nous laissera sans voix. 

Après l'exploration, place à l'action dans Onyx Storm qui se traduit par une conclusion explosive nous promettant du grand spectacle et une frustration extrême. 

En outre, ce tome 3 permet à l'autrice de développer certains protagonistes secondaires, en s'intéressant autant à leur relationnel qu'à leur passé. Il n'y a donc pas que Xaden et Violet qui sont détenteurs d'une histoire forte, les autres, aussi, et celle-ci ne demande qu'à être dévoilée. Cela a notamment l'intérêt de donner une réelle profondeur à cet univers. Chacun de ses personnages  a de la valeur à nos yeux au point de rendre leur disparition insoutenable. 

Voilà qui fait la force de la saga imaginée par Rebecca Yarros, ce sont donc aussi les personnages qui peuplent cette histoire. Tragédie oblige, certains sont sacrifiés car c'est un mal nécessaire pour faire grandir les survivants. 

Le deuil, la perte et l'absence accompagnent donc ce récit. L'autrice y ajoute le sens du sacrifice où l'intérêt collectif doit primer sur l'intérêt personnel. Un dogme d'ailleurs pas toujours facile à appliquer. 

Comme dans ses précédents romans, on retrouve la même intensité qu'affectionne Rebecca Yarros pour nous faire passer par tout un panel d'émotions fortes. Entre ces lignes, on passe donc facilement du rire aux larmes. 

C'est une saga facile à lire qui reste un plaisir de lecture, en dépit des frustrations volontairement voulues par l'autrice. 

Bien que moins épais que le tome 2, Onyx Storm reste tout de même long car l'autrice prend le temps d'expliquer certaines choses en amenant ses personnages sur des terrains précis. Le récit demeure malgré tout immersif et prenant tout du long. 

Maintenant avec une telle conclusion on reste sur notre faim. Or, ce qui est d'autant insoutenable est de ne pas savoir quand sortira le tome 4 qui est toujours en cours d'écriture. 

En outre, on se demande bien où Rebecca Yarros compte nous emmener puisque cette série est finalement prévue en 5 livres. 

Pour conclure :

L'attente promet d'être longue. Armons-nous donc de patience en rongeant notre frein. Il n'y a plus que cela à faire !

Fantasy à la Carte

A lire sur le blog, mes avis sur : Fourth Wing et Iron Flame

Informations

Rebecca Yarros
Onyx Storm
T.3
The Empyrean
9791042905231
1165 pages
Editions Hugo Poche

Lien vers le site

24/07/2026

Rebecca Yarros, Iron Flame, T.2, The Empyrean, éditions Hugo Poche

Rebecca Yarros, Iron Flame
T.2, The Empyrean
éditions Hugo Poche

Iron Flame est le tome qui prend la suite de Fourth Wing. Après le succès retentissant du premier volet et un plaisir de lecture certain, j'avais hâte de continuer les aventures de Violet et Xaden. 

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Hugo, je remercie Olivia pour l'envoi de ce service de presse. 

Résumé :

Alors que Violet entre en deuxième année à Basgiath, Xaden, lui, est diplômé. Cela a pour conséquence directe, son affectation à la protection des frontières impliquant ainsi son départ de l'école militaire. Toutefois le fait que leurs dragons soient liés les oblige à se retrouver chaque semaine. Une relation à distance qui les met à rude épreuve surtout lorsque beaucoup de non-dits subsistent entre eux. Mais en dépit de cette situation parfois houleuse, Violet doit faire face à bien d'autres difficultés au sein de l'école. Entre ses laborieuses recherches pour en apprendre plus sur les protections magiques qui défendent la Navarre et les nombreuses tentatives de meurtres auxquelles elle doit échapper, elle n'a guère le temps de soupirer après l'absence ou le mauvais caractère de Xaden. Si intégrer Basgiath n'a pas été sans mal, continuer d'y survivre lui promet un avenir encore plutôt incertain surtout au vu des révélations qui s'enchaînent et viennent perturber son quotidien. Alors quel avenir ce monde de mensonges et de faux-semblants va-t-il lui réserver ? 

Mon avis :

Dans Iron Flame, on continue l'exploration du monde riche et complexe né sous la plume de Rebecca Yarros. Aussi, ici on découvre une autre facette des dragons. Ils ne sont donc pas seulement les compagnons des cavaliers formés à Basgiath. En effet, leur puissante magie alimente bien davantage que le pouvoir des élus choisis pour les chevaucher. 

C'est toute l'ingéniosité de ce système de magie qui donne corps à un monde crédible et fonctionnel. 

En outre, Rebecca Yarros s'est réappropriée bien des créatures fantastiques pour nous en livrer parfois une version très originale venant nourrir son univers avec beaucoup d'intelligence. 

En sus de ce décor très immersif, l'autrice y a ajouté un cadre historique bien travaillé infusé aux mensonges d'Etat et aux mythes peut-être pas si irréels que cela. 

Les intrigues sont bien menées et tiennent en haleine que ce soit sur l'évolution des personnages dans les révélations que l'autrice nous fait que dans le fil directeur de l'histoire qui constitue le nœud de l'intrigue, à propos des vérités qui mettent à mal la sécurité de l'Empyree. 

Dans Iron Flame, Rebecca Yarros explore la force de l'amitié, teste les liens de la famille et met l'amour à rude épreuve. 

Le récit demeure passionnant même si subsistent quelques longueurs, notamment dans la première partie. Aussi, il faut attendre la seconde moitié du livre pour que les évènements s'accélèrent prenant une tournure plus critique. A nouveau, l'autrice fait grimper la tension en jouant sur nos nerfs et en nous faisant ressentir mille et une émotions. 

Captivant et prenant sont donc les maîtres mots de cette saga de romantasy

L'autre point fort de cette saga réside dans la construction du texte. Rebecca Yarros a choisi de nous raconter cette histoire exclusivement du point de vue de Violet, excepté pour le dernier chapitre qui se recentre toujours sur celui de Xaden afin de conclure sur un plot twist bien souvent insoutenable. Aussi, chaque conclusion de tome est là pour retourner la tête des lecteurs et à ce jeu, Rebecca Yarros est très forte. 

Enfin, même si on est très attaché à la relation que Violet et Xaden entretiennent, on ne reste pas pour autant insensible aux personnages secondaires. Ils sont d'ailleurs nombreux à venir prêter mains fortes à nos deux tourtereaux. Et comment resté de marbre aux facéties de Ridoc, à la gauche timidité de Sawyer ou à l'indéfectible amitié de Rhiannon pour Violet.  

Ainsi, avec Iron Flame, on prend conscience qu'il ne s'agit pas ici que de la destinée de Xaden et de Violet car bien des vies sont en jeu et on voudrait tant tous les sauver. Seulement le pire est sans doute à venir car on ne peut combattre le mal sans y laisser des plumes. 

Pour conclure :

On le sait et ce n'est pas le cliffangher de fin de ce tome qui nous fera croire le contraire. Alors préparez-vous donc à vous brûler en lisant la suite !

Fantasy à la Carte

A lire sur le blog, mon avis sur Fourth Wing

Informations

Rebecca Yarros
Iron Flame
T.2
The Empyrean
9782755681505
1340 pages
Editions Hugo Poche

15/07/2026

Rebecca Yarros, Fourth Wing, T.1, The Empyrean, éditions Hugo Poche

Rebecca Yarros, Fourth Wing
T.1, The Empyrean
éditions Hugo poche

Rebecca Yarros est une autrice américaine de romances à succès. En 2023 paraît Fourth Wing, le premier tome qui inaugure The Empyrean, sa saga la plus connue. Elle s'est d'ailleurs vendue à plus de 2 millions d'exemplaires dès novembre 2023.

Initialement prévue en cinq tomes, chaque volet est attendu avec ferveur par ses millions de fans à travers le monde. 

Très souvent recommandée sur de nombreux comptes d'influenceurs littéraires, je ne vous cache pas que cet engouement a suscité ma curiosité de me plonger à mon tour dans cette série.

Or, quoi de mieux que de les enchaîner au format poche pendant cette période estivale. C'est donc tout naturellement que la lecture de cette saga s'est imposée à moi pour pimenter mon été. 

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Hugo, je remercie Olivia pour l'envoi de ce service de presse. 

Résumé :

Alors que Violet a toujours rêvé d'intégrer le quadrant des scribes, sa mère, l'inflexible générale Sorrengail l'a contraint à rejoindre le quadrant des cavaliers comme son frère et sa sœur ainsi qu'elle-même. Seulement elle est une intellectuelle de faible constitution qui se destinait à suivre les traces de son père et ne s'imaginait donc pas à devoir chevaucher un dragon et se lier à lui dans le but ultime de protéger les frontières du royaume. D'ailleurs, en est-elle seulement capable? Elle en doute fortement sans parler de tous les coups bas que ses camarades de promotion ne manqueront pas de lui réserver car à l'académie de guerre de Basgiath, tout est permis pour survivre, y compris le meurtre. Cette année s'annonce donc extrêmement dangereuse et elle est loin du compte quant à l'avenir que les Dieux lui ont réservé. 

Mon avis :

Fourth Wing est une dark academy dont l'intrigue se déroule dans le royaume de Navarre et plus particulièrement au sein de l'académie militaire de Basgiath. Aussi, afin de protéger le royaume sans cesse menacé, tous les enfants sont obligés d'intégrer cette académie en rejoignant les rangs des scribes, des cavaliers, des fantassins ou des guérisseurs. L'intérêt étant de conserver une armée puissante capable de se défendre contre toutes sortes d'attaques.

Rebecca Yarros a imaginé un univers très codifié dans lequel les dragons occupent une place prépondérante. Ils sont des alliés aux humains pour protéger le royaume de Navarre. C'est la raison pour laquelle certains se lient à eux permettant aux élus de les chevaucher tout en leur transmettant des pouvoirs. Ils deviennent ainsi de véritables armes de guerre laissant que peu d'espoir de survie aux ennemis. Seulement ce lien s'instaure selon des rituels strictes et s'accompagne toujours d'une grande violence. Être choisi par un dragon implique de grandes responsabilités et un sens du sacrifice car si l'un meurt l'autre aussi car tel est le prix à payer pour approcher ces terrifiantes créatures ailées et obtenir d'elles une puissance sans commune mesure. Entre les murs de Basgiath lorsque l'on est destiné à devenir un cavalier, on apprend à se battre mais aussi à tuer. 

Ainsi, l'univers qui prend vie sous la plume de Rebecca Yarros est implacable et mortel. Il n'y a donc aucune place pour les faibles. Tout est question de stratégie pour triompher des obstacles. Le quadrant des cavaliers est le plus prestigieux mais aussi le plus mortifère pour les étudiants qui l'intègrent. En effet, ceux qui arrivent à se lier à un dragon obtiennent de ce dernier un sceau autrement dit un pouvoir qu'ils se doivent de maîtriser. Mais la pression demeure énorme sur leurs frêles épaules car nul ne peut savoir quand celui-ci va se manifester ni à quoi il va consister. Or, certains sont prohibés par l'état entraînant de facto la mort du porteur. Ainsi, choisir le quadrant des cavaliers rime bien souvent avec la mort. 

Ce décor ténébreux et cruel est à l'image des intrigues qui se pressent entre ces lignes. En effet, l'autrice a beaucoup tablé dans ce premier tome sur des mensonges et des manipulations qui viennent allègrement pimenter le texte. Les protagonistes sont pleins de secrets qu'ils gardent jalousement par-devers eux pour nous tenir en haleine et nous surprendre au détour d'un chapitre. 

Fourth Wing est un récit d'action où des notes de romance se mêlent progressivement.  Ainsi, en sus d'une dark academy, ce livre est également une romantasy plutôt bien construite. 

Dans ce premier tome, on apprécie d'ailleurs que la romance ne prenne pas le pas sur la fantasy. En dépit d'une certaine hypersexualisation du protagoniste masculin principal présente pour répondre à l'attente de certaines lectrices, la construction de l'univers n'est pas mise de côté pour autant. Voici un fait très appréciable pour les lecteurices de fantasy qui affectionnent particulièrement ce genre littéraire. Les notes sentimentales qui viennent se greffer à l'histoire adoucissent l'intrigue âpre de ce premier roman

Dans Fourth Wing, on retrouve la quête d'identité d'une héroïne qui cherche à trouver sa place dans ce monde impitoyable tout en essayant de décrypter les ombres qu'on lui dissimulent depuis trop longtemps. 

Mais, Rebecca Yarros brasse pas mal d'autres thématiques tournant autour de l'amitié, de la sororité ou de la solidarité qu'elle confronte bien volontiers à des sentiments plus sombres que l'on peut ressentir lorsque l'on est rivaux. En effet, il faut garder en mémoire que Fourth Wing met avant tout en scène une compétition entre les étudiants où chacun d'eux doit rivaliser d'ingéniosité mais aussi de bassesses pour triompher des terribles épreuves que leurs instructeurs leur ont réservées. Le ton est belliqueux. La tension est bien souvent à son comble. 

La plume de Rebecca Yarros dégage une vraie fluidité permettant aux lecteurs de rentrer immédiatement dans l'histoire sans trop se poser de questions. Les pages défilent vite en dépit de leur nombre conséquent. Fourth Wing est le genre de roman qui nous fait tout oublier nous laissant simplement bouche bée devant le destin tortueux de ses deux personnages principaux. 

D'ailleurs, on ne peut pas trouver de protagonistes plus aux antipodes que Violet et Xaden. Alors qu'elle est douce et altruiste, lui est ténébreux et secret. L'adage des contraires qui s'attirent ne s'est jamais aussi bien appliqué qu'avec ces deux-là. Mais les apparences sont vite trompeuses dans ce roman. Aussi la froideur et la suffisance qu'arborent plus que de raison Xaden dissimulent peut-être une profondeur et une sensibilité insoupçonnée. Quant à la faiblesse que présente Violet, n'est-elle pas là pour tromper ses adversaires qui auront tendance à la sous-estimer. Violet et Xaden sont en réalité deux feux brûlants qui nous promettent un incendie émotionnel. 

Alors accrochez-vous bien car leur aventure ne fait que commencer et la suite promet de mettre le feu à notre cœur, soyez-en sûrs. A suivre !

Fantasy à la Carte

informations

Rebecca Yarros
Fourth Wing
T.1
The Empyrean
9782755681444
992 pages
Editions Hiugo Poche

Lien vers le site

29/05/2026

Morgan H. Owen, Gladiator, Goddess, tome 1, collection Stardust, éditions Hugo

Morgan H. Owen, Gladiator, Goddess,
tome 1, collection Stardust, 
éditions Hugo

Après sa duologie dystopique The Girl Soul, Morgan H. Owen inaugure une nouvelle série dont le premier tome est paru le 4 février 2026 dans la collection Stardust des éditions Hugo

Lu dans le cadre d'un partenariat avec la maison d'édition, je remercie Amélie pour l'envoi de ce service de presse. 

Résumé :

A la mort de son frère, Gia accepte de rejoindre l'école de gladiateurs pour marcher dans ses pas et réaliser son rêve de gosse. Mais son choix n'est pas du goût de tous, pas même à celui de sa mère qui souffre déjà de la perte de son époux et de ses deux fils. Pourtant Gia va persister, elle va apprendre à se battre auprès d'un ancien gladiateur et mener ses premiers combats. Ainsi, c'est sous le nom de Viatrix la Victorieuse qu'elle aligne ses premières victoires se faisant remarquer par la princesse Claudia. Sans réellement le vouloir, elle a lancé une mode donnant envie aux femmes de suivre sa voie. Mais voir des femmes s'émanciper de la sorte en se choisissant son propre destin mécontente la caste des plus aisés. Le frère de Claudia, appelé à devenir le prochain empereur souhaite étouffer dans l'œuf cette initiative en se débarrassant de Gia. Dans ce monde hostile, comment va-t-elle surmonter les obstacles et éviter les chausse-trappes pour mener à bien sa quête?

Mon avis : 

Dans Gladiator, Goddess, Morgan H. Owen signe une romantasy historique qui prend cadre au temps de l'empire romain. L'autrice nous entraîne à Pompéi en 79 avant Jésus-Christ peu de temps avant l'éruption du Vésuve. On évolue au milieu des gladiateurs. Ils sont là pour assurer le divertissement lors des nombreux jeux dont s'enorgueillissait l'empire romain. Pour beaucoup ils étaient des esclaves qui se battaient dans l'espoir bien souvent vain d'obtenir leur liberté. Les combats y étaient violents et mortels. Morgan H. Owen retranscrit d'ailleurs bien cette atmosphère lourde et fébrile lorsque ses protagonistes s'affrontent dans l'arène. C'est sanglant et impitoyable. 

En outre, au-delà du spectacle se dessinent des intrigues politiques. L'empereur étant mourant, les potentiels candidats à sa succession dont ses propres enfants intriguent dans l'ombre pour prendre sa place. 

Toutefois dans Gladiator, Goddess deux histoires s'écrivent. Celle des mortels qui cherchent à survivre ou à gagner en gloire et en pouvoir et celle des Dieux qui s'affrontent cherchant pour certaines divinités à contrer le pouvoir suprême de Jupiter. Les dieux et les déesses sont donc omniscients dans ce récit. Ils interviennent allègrement dans la vie des mortels en façonnant leur existence et en orientant leur destin. Leur seul présence donne au récit son caractère onirique exhalant une certaine magie. En outre, leurs interventions inopinées apportent au récit des renversements de situation inattendus dynamisant ainsi la lecture. 

Morgan H. Owen maîtrise parfaitement les codes de la romantasy. La romance proposée ici se passe entre deux femmes. 

Toutefois le texte s'avère plutôt riche car il ne s'agit pas simplement d'une histoire d'amour même si celle-ci demeure le fil directeur. L'autrice a également parsemé son roman d'un propos féministe en mettant en scène une femme gladiatrice qui tente de s'imposer dans ce monde d'hommes. Sans réellement le chercher elle initie un mouvement parmi les femmes de sa cité qui cherchent également à s'émanciper de leur condition par le combat dans l'arène. En outre, il est également question d'alcoolisme, de deuil, de reconstruction dans ce livre. 

Finalement Gladiator, Goddess coche donc toutes les cases d'un young-adult réussi. 

Nous découvrons cette histoire du point de vue de Gia qui, malgré son jeune âge, se démarque par son caractère. Elle est une femme forte qui se dessine un destin à la seule force de ses bras grâce à ses victoires dans l'arène. Elle s'impose à ce monde d'hommes, à cette société très politisée et divisée selon différentes castes. Elle est touchante dans cet amour qu'elle porte d'abord à sa famille puis à la princesse. C'est une personnalité entière qui fait fi des obstacles pour atteindre les buts qu'elle s'est fixés. 

A contrario, Claudia demeure un personnage plus mystérieux car rempli de secrets. Elle est une héritière qui a bénéficié de facilités dans sa vie. Pour autant celle-ci est loin d'être enviable car elle a des responsabilités qui la conduisent parfois à l'indicible. Couple improbable de par leur naissance, sauront-elles passer outre pour s'aimer au grand jour ? 

Pour conclure:

En choisissant pour décor la Rome antique, Morgan H. Owen table sur un univers différent de ce qu'on peut lire généralement en romantasy. Point de faes ou de vampires entres ces lignes mais des héroïnes fortes qui tentent de s'extraire de leurs conditions tout en s'affranchissant du diktat des dieux. Ce postulat ne manque pas de sel. A voir maintenant quelle suite va donner Morgan H. Owen à sa série ? 

Fantasy à la Carte

Informations

Morgan H. Owen
Gladiator, Goddess
T.1
9791042904050
497 pages
Collection Stardust 
Editions Hugo

09/05/2026

Geneva Lee, Filthy Rich Fae, T.1, éditions Hugo Roman

Geneva Lee, Filthy Rich Fae
T.1, éditions Hugo Roman

Geneva Lee est une autrice américaine à succès de romances. Sa bibliographie déborde déjà de plus d'une trentaine de livres. La plupart d'entre eux figurent sur les listes des best-sellers du New York Times et de USA Today

Sa série la plus marquante s'intitule The Royal Saga et elle s'est d'ailleurs vendue à quatre millions d'exemplaires dans le monde entier. 

Pour sa nouvelle saga, Filthy Rich Fae, elle a finalement repris le même modèle que Filthy Rich Vampires, parue précedemment, mais en nous attachant cette fois-ci aux pas de faes. Le premier tome est paru au mois de février chez Hugo Roman

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Hugo, je remercie Amélie pour l'envoi de ce service de presse. 

Résumé :

Cate Holloway est infirmière à l'hôpital Gage Memorial à la Nouvelle-Orléans. Un établissement qui appartient à la puissante famille Gage comme tout ce qui existe d'ailleurs dans la ville et que Cate s'est promis de ne jamais approcher. Malheureusement pour elle, son frère vient d'être admis aux urgences pour blessure par balle et lorsqu'elle découvre que la fusillade qu'il vient d'essuyer a un rapport avec le chef du clan Gage en personne, son sang ne fait qu'un tour et elle décide d'aller affronter ce prince ténébreux. Lachlan Gage est un fae aussi beau qu'insupportable. Pour preuve, il va lui proposer un dangereux marché, celui d'échanger son âme contre celle de son frère. Mais aura-t-elle le cran d'accepter ? Et si oui, où cela va-t-il l'entraîner ?

Mon avis :

Avec Filthy Rich Fae, Geneva Lee signe un nouveau roman de fantasy urbaine qui mêle pouvoir, complots et romance. Le monde qui prend vie sous la plume de cette autrice est peuplé de créatures surnaturelles qui se sont parfaitement bien intégrées à la société contrôlant même de vastes territoires et les villes. Ils sont les propriétaires d'établissements de luxe, profitent de trafics diverses qui leur assurent de colossales fortunes. Ils vivent à la fois dans notre monde et dans l'Autremonde où le temps s'écoule différemment et où l'espace pourrait s'apparenter au paradis, au vu de la magnificence des lieux. 

La société des Faes s'organise d'ailleurs en différentes cours, la Cour des Limbes, la Cour des Ombres, la Cour des Enfers... ect. Chacune d'elles est gouvernée par les princes et princesses héritiers dans une relative entente puisque les faes sont des créatures cruelles n'hésitant pas à supprimer les têtes couronnées pour renverser le pouvoir en place. C'est la raison pour laquelle chaque prince possède un double de pénombre qui le suit dès sa naissance afin de veiller sur lui et de le protéger des assassinats. Ce monde féérique est géré par des lois et des règles strictes. Les enfreindre, c'est devenir la cible de la Chasse Sauvage et donc rencontrer un destin funeste. 

Avec Filthy Rich Fae, Geneva Lee nous offre un univers plutôt intéressant. Assimiler des familles de faes à des clans mafieux qui font la loi sur le monde fonctionne bien. Il y a de bonnes idées et des éléments intéressants qu'il faudrait même développer davantage pour rendre l'univers encore plus crédible. 

Filthy Rich Fae est un premier tome qui pose le décor. Le ton est de suite donné à cette romance qui va évoluer dans un monde violent et âpre. Flingues, sexe, drogue et argent sont les maîtres mots de cette nouvelle saga. Comme l'autrice y expose des rivalités de cours, à travers des négociations de marchés épineuses et des passés dissimulant bien des ombres, le récit n'en que plus additif. C'est assez rythmé surtout passé la moitié du roman où les évènements s'accélèrent jusqu'à prendre un tournant inattendu, voir insupportable. Ce n'est pas pour rien que Geneva Lee est qualifiée de reine du cliffangher. Attendez-vous donc à de la frustration en fin de roman mais rappelez-vous aussi que c'est également la force d'un bon livre que de tenir en haleine. 

En outre, l'autrice a piqué son récit de nombreuses thématiques autour de la drogue, des addictions, du viol et de maltraitance des enfants. Le texte est donc parfois émotionnellement dur mais on peut féliciter Geneva Lee de mettre des mots sur les maux, à travers le portrait de personnages qui sont loin d'être lisses. 

14/04/2026

Nesrine Ammari, Le Chant de la Tempête, collection Stardust, éditions Hugo

Nesrine Ammari, Le Chant de la Tempête
tome 1, collection Stardust, 
éditions Hugo

Nesrine Ammari est une autrice algérienne qui s'épanouit dans l'écriture d'intrigues politiques prenant cadre dans de sombres univers de fantasy

Sa bibliographie compte pour le moment trois titres dont Les Trônes Trahis, paru initialement chez Hugo Stardust, puis au Livre de Poche et Comédie Carmine, publié chez HEA éditions, en 2024. 

Le Chant de la Tempête est donc son troisième roman. Il est en librairie depuis le 21 janvier 2026 et est sorti chez Hugo Stardust. 

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Hugo, je remercie Amélie pour l'envoi de ce service de presse. 

Résumé :

Kelsey Marlowe a intégré depuis quelques années l'institut dans l'espoir d'être formée afin de rejoindre les rangs de la marine royale. Il s'agit ni plus ni moins de l'armée chargée de protéger l'empire d'Oderion des dangers venus de l'océan. Ambitieuse, la jeune Kelsey l'est sans doute mais elle n'imaginait tout de même pas attirer si vite l'attention de l'impératrice en personne suite à un dangereux tournoi. Après que ce dernier ait pris fin, elle la charge de récupérer une boussole magique avec le concours du dernier prince du Peuple de l'Eau, retenu captif depuis la fin de la guerre. Bien que celui-ci ait ses pouvoirs rendus inoffensifs, sa proximité lui met littéralement les nerfs à vif, lui faisant ressentir des émotions qu'elle souhaite juste étouffer. Mais il est souvent difficile, voire impossible de renier sa nature et ses sentiments, n'est-ce pas ! 

Mon avis :

Le Chant de la Tempête débute comme un récit de dark académie pour évoluer vers une fantasy plus ténébreuse. En effet, ce roman s'ouvre sur le quotidien d'une jeune adulte qui en intégrant l'institut, souhaite embrasser une carrière de soldat afin de défendre l'empire. Ici le temps n'est plus aux cours mais à une série d'épreuves auxquelles doivent se soumettre les élus tirés au sort afin de tester leur bravoure et leur intellect. Voilà un cadre qui n'est pas sans rappeler le célèbre tournoi de la coupe du feu tirée de l'univers d'Harry Potter de J.K. Rowling, ne serait-ce dans le destin funeste de certains compétiteurs. Puis, l'autrice embraye sur l'intrigue politique à proprement dit qui nous plonge directement dans ce monde sombre et merveilleux peuplé de sirènes, de nymphes et de bien d'autres créatures oniriques marines. Ils forment ce que l'on appelle ici le Peuple de l'Eau et sont très liés à la famille Zephyr qui se partageaient les quatre îles suivantes : Ydra, Dylea, Melyos et Walorya. 

Tous vivaient en bonne intelligence jusqu'à ce que la guerre éclate suite à un renversement de pouvoir au sein de l'empire d'Oderion. En effet, la nouvelle impératrice Marcella Deloros s'est mise en tête de reconquérir toutes les îles et de tuer tous les représentants du Peuple de l'Eau, y compris les membres de la famille Zephyr. Le but étant d'étouffer la moindre étincelle de pouvoir qui viendrait la faire chuter de son trône. Toutefois, une exception a été faite, puisque le dernier de la fratrie est retenu captif à la forteresse Impériale lorsqu'elle y siège et que l'on retrouve dans son sillage à chacune de ses sorties. En effet, le port d'un collier et de deux bracelets brident littéralement ses pouvoirs le rendant inoffensif tout en le faisant terriblement souffrir. De la magie coule donc dans ses veines car tel est son héritage qu'il détient du Peuple de l'Eau et qui lui donnerait d'ailleurs la capacité d'interagir avec les éléments s'il n'était pas prisonnier. 

12/11/2025

Mina Fears, The Scorpion Queen, collection Stardust, éditions Hugo

Mina Fears, The Scorpion Queen, collection Stardust, 
éditions Hugo

Mina Fears est une jeune autrice américaine qui a publié son tout premier roman en 2024. Il s'agit d'un récit de fantasy à destination d'un public plutôt Young-Adult qui s'intitule The Scorpion Queen

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Hugo, je les remercie pour l'envoi de ce service de presse. 

Résumé :

Aminata voit sa vie et son futur basculer, le jour où sa sœur l'a fait accuser d'infidélité alors qu'elle était promise au beau et doux Kader. Bien qu'elle ait essayé de se disculper, nul ne la croit, même pas ses propres parents qui la rejettent et la déshéritent sur le champs. C'est ainsi qu'elle devint la servante de la fille de l'empereur qui, contre toute attente, se montre aimable et généreuse à son égard. Chacune étant confrontée à sa propre détresse, une solidarité s'installe naturellement entre les deux. Mais en voulant libérer la jeune princesse de sa propre malédiction, Aminata va devoir faire des choix difficiles. Alors quel chemin suivra-t-elle? 

Mon avis :

The Scorpion Queen est un roman de fantasy historique puisant dans la mythologie africaine et empruntant particulièrement au conte malinké en mettant en scène la quête de liberté d'une jeune fille. 

Dans ce roman, on évolue aux côtés d'Aminata au cœur du palais impérial. Le décorum fait très Mille et Une Nuits dans le sens que les prétendants de la princesse sont soumis à des épreuves qui les condamnent tous à une horrible mort. Or, pour contrer ce mauvais sort, la jeune fille compte sur ses trois domestiques dont Aminata pour l'aider à trouver l'artefact qui sauvera la vie de son futur époux. Bien qu'il ne s'agisse pas ici de l'histoire d'une femme cherchant à échapper à la mort en contant des histoires à son sanguinaire bourreau, on retrouve tout de même des éléments similaires qui sont d'ailleurs propres au conte. En effet, ici, la princesse est sous l'emprise de son père, l'empereur, qui prend les traits du tortionnaire suppliciant tous les hommes souhaitant l'épouser. Elle nous apparaît donc telle une victime à sauver mais qui comme dans Les Mille et Une Nuits, cherche des stratagèmes pour se sortir par elle-même de cette terrible situation. 

Entre les intrigues de cour et l'aventure au cœur du désert, ce roman se teinte des notes suaves et sucrées des littératures orientales. 

L'ombre des dieux planent au-dessus des protagonistes rappelant ainsi les mythes locaux et notamment le culte dans les sept dieux du panthéon. 

La magie est également de la partie et s'exprime de bien des manières. Il y a bien entendu le pouvoir détenu par certains personnages divins ou humains mais aussi la présence d'objets ensorcelés, à l'image du marteau d'Hausakoy ou de la carte magique montrant le chemin vers l'antre de ce dieu. Derrière l'introduction de ces deux éléments, on peut, d'ailleurs, y voir la référence au marteau de Thor d'un côté, et à la carte du Maraudeur de l'autre côté. Les références de l'autrice sont donc multiples et viennent nourrir un univers intéressant et plutôt bien réussi pour un livre de Young-Adult. 

L'intrigue elle-même présente d'indéniable qualité car Mina Fears table sur des destins de femmes étonnants. Les rebondissements sont là et surprennent bien souvent car l'autrice fait évoluer ses protagonistes de manière fort inattendue. 

The Scorpion Queen n'est clairement pas un simple récit de romantasy comme on pourrait s'y attendre vu l'engouement pour ce sous-genre de la fantasy

La romance est bien là mais demeure en périphérie de l'intrigue pour laisser toute la place au récit d'aventure tissé de trahisons, de mensonges et de manipulations

Mina Fears a introduit des éléments comme un ordre secret constitué de rebelles cherchant à renverser le pouvoir pour libérer le peuple du joug d'un tyran. Toutefois, on peut regretter qu'elle n'est pas plus développé cette partie de l'intrigue qui donne à son roman une dimension politique fort intéressante. 

28/03/2025

Scarlett St. Clair, La Reine du Mythe et des Monstres, T. 2, Adrian & Isolde, éditions Hugo

Scarlett St. Clair, La Reine du Mythe et des Monstres, T.2, Adrian & Isolde
éditions Hugo

Après avoir bien apprécié Le Roi de la Guerre et du Sang, j'au profité de la sortie du tome 2 le 5 mars dernier pour enchaîner directement la lecture de La Reine du Mythe et des Monstres qui prend donc la suite de cette saga de romantasy signée Scarlett St. Clair.

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Hugo, je remercie Olivia Debarge pour l'envoi de ce service de presse. 

Résumé :

Maintenant qu'elle est couronnée reine de Revekka, Isolde doit apprendre à déjouer les pièges de la cour du Palais Rouge car les intrigues à son encontre vont bon train. En outre, les menaces arrivent de toutes parts, les villages aux alentours sont attaqués par des monstres et un brouillard cramoisi s'élève ici ou là contaminant les hommes d'un étrange mal mortel, déjà qualifié par certains de peste rouge. L'heure est à la peur et à la méfiance. Pour Isolde et les siens, il est urgent d'arrêter Ravena, la sorcière qu'ils pensent responsables de tous ces maux. Mais face à la vindicte populaire auront-ils seulement le temps d'endiguer la crise avant que cela ne dégénère ?

Mon avis :

Dans La Reine du Mythe et des Monstres, Scarlett St. Clair poursuit l'exploration de son monde. Celui-ci se dévoile à travers le passé de chacun des protagonistes de cette histoire. Ainsi, au fur et à mesure que les souvenirs affluent, on prend conscience que celui-ci est le terrain de jeu des deux déesses Dis et Asha qui l'ont façonné dans le seul but d'en prendre le contrôle par le biais d'êtres incarnés. Aussi, les monstres qui peuplent les pages de ce livre sont une arme puissante, pourvoyeuse de chaos. 

L'autrice emprunte d'ailleurs beaucoup au folklore slave pour nourrir le bestiaire merveilleux qui enrichir son univers. On ne s'étonne donc pas de croiser des Varcolacs (des créatures proches des loups-garous) ou des Appesarts rappelant les Wendigos. Scarlett St. Clair a fait un vrai effort sur le worldbuilding de sa saga, ce qui est fort appréciable. 

En outre, au travers des allers-retours présent et passé, elle nous montre les évolutions de la société qu'elle met en scène. Les sorcières ont disparu au profit des monstres. Derrière cette métaphore se cache la volonté forte de Scarlett St. Clair de critiquer ce patriarcat toxique qui étouffe les femmes et réduisant leur pouvoir à néant. Elle illustre son propos en dénonçant la chasse aux sorcières dont les femmes ont été victimes par le passé et sa résurgence dans la présent, accompagné d'un sentiment d'intolérance qui s'installe progressivement. 

Ce tome 2 est très marqué par la défiance et la suspicion. L'ambiance y est délétère et les trahisons de certains protagonistes n'arrangent rien. C'est aussi ce qui fait le sel de ce récit allègrement piqué de rebondissements et de coups bas. 

Dans La Reine du Mythe et des Monstres, Scarlett St. Clair profite des révélations du passé de ses personnages pour leur donner de la profondeur. Aussi, tous les portraits qu'elle brosse sont bien travaillés. Ceux-ci nous révèlent d'ailleurs toute la complexité des personnalités en présence. Les personnages qui prennent vie sous la plume de Scarlett St. Clair sont toutes en nuances, ni noirs ni blancs. Chacun révélant sa part de lumière ou de ténèbres à un moment de l'histoire.

En nous parlant des sentiments partagés entre d'autres couples, Scarlett St. Clair ne s'intéresse donc pas exclusivement à la relation amoureuse qui unit Isolde et Adrian et s'offre donc la possibilité de mettre en exergue toute les difficultés et l'ambiguïté des relations humaines au sens général. Le texte n'en est que plus bouleversant car on ne reste pas indifférent à certains amours narrés entre ces pages. 

Pour conclure :

Finalement, La Reine du Mythe et des Monstres répond bien à toutes les promesses du début en proposant un univers fouillé habité par des personnages intrigants à la personnalité tortueuse. 

La plume de Scarlett St. Clair est très fluide. Ce tome 2 est à l'image du premier, un vrai page-turner avec lequel on passe un bon moment de lecture.

Fantasy à la Carte

A lire sur le blog, mes avis sur : Le Roi de la Guerre et du Sang, A touch of darkness, A touch of ruin, A touch of malice, Game of Fate et Game of Retribution

Informations

Scarlett St. Clair
La Reine du Mythe et des Monstres
T.2
Adrian & Isolde
9782755670332
400 pages
Editions Hugo

Lien vers le site

23/03/2025

Scarlett St. Clair, Le Roi de la Guerre et du Sang, T.1, Adrian & Isolde, éditions Hugo New Romance

Scarlett St. Clair, Le Roi de la Guerre et du Sang, T.1, Adrian & Isolde
éditions Hugo New Romance 

Après sa saga à succès, Hadès & Perséphone, vendue à 800 000 exemplaires, Scarlett St. Clair a repris la plume et inaugure une nouvelle série intitulée Adrian & Isolde. Ainsi, elle délaisse la mythologie grecque pour investir un nouvel univers infusé à d'autres mythes, dont celui du vampire.

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Hugo, je remercie Olivia Debarge pour l'envoi de ce service de presse. 

Résumé :

Bien décidée à ne pas se marier, Isolde, princesse de Lara a bien du mal à accepter l'idée de devoir épouser le roi des vampires, Adrian Aleksandr Vasiliev, son pire ennemi. Mais pour sauver son royaume, sa famille et son peuple, elle n'a pas d'autre choix puisque la reddition des siens ne semble pas suffire au Roi de Sang qui a été jusqu'à demander sa main. Seulement, elle était loin d'imaginer qu'en acceptant de devenir sa reine, elle allait découvrir une vérité sur le monde qu'elle pensait pourtant bien connaître et qui va ébranler toutes ses certitudes. Mais sera-t-elle prête le moment venu à en assumer toutes les conséquences ?

Mon avis :

Adrian & Isolde est une romance qui prend cadre dans un univers de fantasy peuplé de vampires et de monstres. Scarlett St. Clair fait débuter son histoire en plein âge sombre dans le monde de Cordova. Le temps est à la guerre à cause des velléités conquérantes du royaume de Revekka, dirigé par l'implacable Roi de Sang. En effet, cette nation vampirique soumet, l'une après l'autre, les neufs éminentes maisons qui dominaient ce monde jusque-là. Or, pour éviter le pire, la maison de Lara a choisi de déposer les armes et scelle, malgré elle, cet accord par l'union entre la princesse héritière et le souverain ennemi. C'est un mariage qui n'est pas au goût de tous et suscite même moult animosités. 

Outre ce fil directeur qui nourrit le texte de nombreuses intrigues, l'autrice s'appuie sur une mythologie solide donnant ainsi une vraie profondeur à son univers. L'ombre de divinités plane donc sur ce récit et on doit même à l'une d'elles l'existence des monstres dont la figure du vampire arrive en tête, en réponse à la cruauté des hommes. 

Dans ce roman, il est également question de sorcières même si toutes semblent avoir disparu au moment où commence cette histoire, toutes brûlées sur le bûcher il y a 200 ans. Pour autant leur héritage demeure très prégnant entre ces lignes.

Le vampire occupe quasiment toute la pace dans le roman de Scarlett St. Clair. Elle nous en brosse d'ailleurs un portrait acéré. Il est une créature aussi cruelle qu'énigmatique. Sa présence suscite la terreur. Elle semble invincible et exerce une terrible menace sur l'ensemble des royaumes victimes de son assujétissement. Pourtant en dépit des apparences, la plume de Scarlett St. Clair n'est pas aussi manichéenne que l'on pourrait croire, au départ car elle aime jouer sur les faux-semblants. Aussi, ce premier volet lui donne l'occasion d'explorer la figure du monstre en questionnant notamment l'humanité de chacun de ses personnages qu'ils soient humains ou non. Elle s'intéresse à ce que l'on est prêt à faire au nom d'une cause qui nous paraît juste. 

Avec Le Roi de la Guerre et du Sang, l'autrice signe un premier tome plein de bruit et de fureur dominé par la notion de vengeance. Il est vrai que la romance occupe une grande place dans ce livre, toutefois elle n'éclipse pas pour autant d'autres thématiques comme la loyauté, la famille ou le poids du passé

09/07/2024

Sapir A. Englard, L'Alpha du Millénaire, T.1, éditions Hugo New Romance

Sapir A. Englard, L'Alpha du Millénaire, t.1, éditions Hugo New Romance 

Après le succès de sa saga des Loups du Millénaire, Sapir A. Englard signe une série préquelle intitulée L'Alpha du Millénaire qui prend cadre dans le même univers.

Reçu en service de presse, je remercie les éditions Hugo pour cet envoi. 

Résumé ;

Eve Knox débarque au sein de la meute de la côte Ouest pour y protéger la seule famille humaine au milieu des loups-garous. Alors que ses services sont d'abord rejetés, une série d'incidents mettant en danger les deux sœurs Morgan ramènent la famille à de meilleurs sentiments. Sur place, Eve recroise la route de Raphaël Fernandez, l'Alpha des Loups du Millénaire. Elle le déteste autant qu'il l'attire. Ils ont un passif ensemble même si lui semble l'avoir oublié. Pourra-t-elle mener à bien sa mission alors que la saison frénétique commence, rien n'est moins sûr ?

Mon avis :

Dans L'Alpha du Millénaire, Sapir A. Englard a basculé le lieu de l'action d'Est en Ouest. On retrouve des éléments communs tels la Maison de la Meute, le bal de Yule, la Frénésie ainsi que le retour de certains personnages. 

Mais, en changeant de points de vue, l'autrice se laisse l'opportunité d'approfondir son univers. En effet, dans cette nouvelle saga, elle porte son attention sur deux protagonistes rencontrés auparavant. Il s'agit de Raphaël, l'alpha des loups du Millénaire et d'une certaine Eve Knox qui entretiennent un relationnel ancien et conflictuel. 

En choisissant de mettre en scène des protagonistes comptant déjà plusieurs siècles à leur compteur, cela a le double intérêt de donner une certaine maturité au texte tout en étoffant l'univers par l'introduction de nombreuses créatures fantasmagoriques. 

Entre ces lignes, on retrouve aussi bien des loups-garous que des vampires en passant par les divinités. Neutres ou maléfiques, ces dernières sont dotées d'un si grand pouvoir qu'elles dessinent ce monde surnaturel et pèse sur les destins de tout à chacun y vivant. 

Dans ce premier volet, Sapir A. Englard table sur deux temps de narration correspondant au présent et au passé du personnage principal féminin. Cela permet de goûter à la magie qui s'égaille au sein des pages de ce roman, en remontant à sa source et en observant ses multiples manifestations. 

14/07/2023

Sapir A. Englard, Les Loups du Millénaire, T.3, éditions Hugo New Romance

Sapir A. Englard, Les Loups du Millénaire, T.3, éditions Hugo

Sur Fantasy à la Carte, on continue d'explorer la saga d'urban fantasy des Loups du Millénaire avec la lecture du tome 3, disponible en librairie depuis le mois de juin.

Lu dans le cadre d'un nouveau partenariat avec les éditions Hugo, je remercie Amélie pour l'envoi de ce service de presse. 

Résumé :

La dernière confrontation de la meute de la côte Est avec le vampyre Konstantin a plongé Michelle dans le coma et profondément traumatisée Sienna. Rongée par la culpabilité de voir sa meilleure amie entre la vie et la mort, elle se promet d'être davantage présente pour elle si elle s'en sort. Alors lorsqu'elle est sauvée in extremis grâce au sacrifice de la guérisseuse Jocelyn et qu'elle lui propose de participer avec elle à un projet de téléréalité mettant à l'honneur les compagnes de la meute, elle n'a pas le cœur de lui refuser. Pour autant, l'idée ne la réjouit pas surtout avec cette journaliste fouineuse à l'origine de l'idée et qui semble chercher par tous les moyens à envenimer les tensions au sein de la meute. Alors qu'Aiden est occupé à traquer activement Konstantin, Sienna arrivera-t-elle à faire face à toutes ces attaques, sans s'y perdre elle-même ? 

Mon avis :

Dans ce tome 3, l'intrigue se complexifie rendant cette saga nettement plus intéressante à lire. En effet, Sapir A. Englard va y développer des éléments à peine effleurés dans le tome 1, dont j'avais souligné le manque dans une précédente chronique. Cela concerne un binôme de personnages secondaires dont les personnalités menacent l'harmonie de la meute. Animés par une soif de reconnaissance et rongés par une jalousie maladive, Michelle et Josh se sont engagés sur une pente glissante nuisible autant pour Sienna et Aiden que pour le fonctionnement de la meute. Non pas qu'ils soient foncièrement mauvais mais leurs désirs et leurs frustrations en font des personnages en demi-teinte qui viennent donner du relief à l'intrigue en y mettant un beau bazar. 

Clairement, cela permet à l'autrice d'introduire des dissidences dans son texte préparant ainsi le terrain à de nombreuses petites trahisons de voir le jour. Or, mensonges et manipulations sont bien les maîtres mots de ce troisième volet, ce qui le rend si plaisant à lire. 

07/07/2023

Sapir A. Englard, Les Loups du Millénaire, tome 2, Hugo New Romance

Sapir A. Englard, Les Loups du Millénaire, T.2, Hugo New Romance 

En librairie depuis le 10 mai, il était temps que je retourne dans Les Loups du Millénaire pour continuer avec ce tome 2 de lire les aventures de la meute de la côte Est.

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Hugo, je remercie Amélie pour l'envoi de ce service de presse.

Résumé :

Cela fait un an que Sienna est devenue la compagne de l'Alpha. Bien que très épris l'un de l'autre, la jeune louve rechigne à perpétuer les vieilles traditions qu'elle trouve désuètes et dépassées. Elle souhaite davantage être considérée comme l'égale de l'Alpha et non être soumise à lui. Or, à la suite d'une cérémonie de convenance, des tensions naissent mettant à mal les relations que le jeune couple entretient, aggravées par l'arrivée des parents d'Aiden qui se sont mis en tête de dicter la conduite de Sienna. Bien que fragilisée par ses dissensions perpétuelles, Sienna n'en oublie pas pour autant sa quête de retrouver ses géniteurs afin de comprendre les raisons de son abandon. Or, elle fait la connaissance d'un déconcertant personnage se présentant comme un thérapeute, venu lui proposer son aide. Mais peut-elle réellement lui faire confiance alors que l'unité de la meute est menacée ? 

Mon avis :

Dans ce second volet, Sapir A. Englard expérimente la vie de couple pour son duo de personnages qui doivent faire face à bien des désaccords. Passés leurs premiers mois de lune de miel, les choses sérieuses arrivent et tous les deux sont loin d'être suffisamment armés pour affronter ça sereinement. 

Clairement, avec Les Loups du Millénaire, l'autrice nous déroule une romance mise à mal par différents facteurs. L'arrivée de beaux-parents intrusives va mettre le feu au poudre entre une Sienna qui en vient à douter de la légitimité de sa place et un Aiden qui ne sait pas comment gérer la situation. Disputes, non-dits et mensonges par omission menacent sérieusement l'harmonie de leur ménage et fragilisent par la même occasion l'équilibre de la meute. Lui-même est déjà bien entamé par des rivalités internes mises à jour dès le tome 1 qui continuent d'être alimentées dans cette suite par un puissant sentiment de jalousie.