L'influence du "gaming" à la littérature

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19/04/2026

Stéphane Arnier, Vitaux, T.1, La Dernière Transhumance, éditions Mnémos

Stéphane Arnier, Vitaux, T.1, La Dernière Transhumance
éditions Mnémos 

Stéphane Arnier est une nouvelle voix de l'imaginaire français que j'ai pris plaisir à découvrir avec la parution en mai 2025 de La Brume l'emportera

Pour autant, il était déjà l'auteur d'une série publiée en autoédition de 2015 à 2021 qui s'intitule Mémoires du Grand Automne

Le 22 avril prochain sort son nouveau roman. C'est le premier tome d'une duologie qui paraît chez Mnémos sous le titre de La Dernière Transhumance

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Mnémos, je remercie Estelle Hamelin pour l'envoi de ce service de presse. 

Dans les terres reculées du Nord vivent Kaisu et sa tribu. A la tête de son troupeau de rennes, elle s'apprête à partir en transhumance accompagnée des membres de sa famille. Ce sera sans doute sa dernière vu son âge avancé. Seulement l'irruption d'un étranger parmi eux va bouleverser l'expédition tout en faisant remonter des souvenirs enfouis qu'elle aurait préférés oublier. Mais il ne sera pas le seul élément perturbateur car sa présence sonne également le retour d'anciens ennemis qui semblent bien décidé à assouvir leur grande avidité. La nature est agitée et signe un mauvais présage. Nul ne sait comment les évènements vont tourner mais le pire reste sans doute à craindre. 

Dans La Dernière Transhumance, Stéphane Arnier nous entraîne sur les terres sauvages du Grand Nord à la suite d'une famille issue d'un peuple nomade vivant au gré du cycle des saisons de leur troupeau de rennes. Il donne vie ici à un univers qui se révèle très réaliste. Et pour cause, l'auteur s'inspire du peuple autochtone des Samis qui vit au nord de la Finlande, de la Norvège et de la Suède ainsi qu'en Laponie. Ces derniers ont vu leur mode de vie menacé en raison d'une législation permettant l'exploitation des ressources présentes sur leurs terres. 

Dans son récit, Stéphane Arnier s'est donc emparé de cette menace à travers les raids des Vårks qui souhaitent mettre la main sur les richesses se trouvant dans les sols inars, d'où l'exploitation des mines. D'ailleurs, aveuglés par leur avidité, ils vont même jusqu'à enlever les Inars pour les faire travailler de force dans leurs fameuses mines. 

Mais La Dernière Transhumance, c'est aussi la confrontation avec une famille qui cherche à maintenir leur héritage ancestral en reproduisant les mêmes gestes, et en suivant les mêmes routes que leurs aïeux. Les legs du passé doivent être préservés. Ils ont un lien très fort avec la nature au point d'être les seuls à percevoir ces êtres, invisibles pour beaucoup de personnes, que l'on appelle les vitaux. Leur seul présence ancre ce récit dans une certaine magie. Insaisissables et évanescents, ces organismes arborent bien des couleurs signalant leur degré de dangerosité. Aussi, les rouges sont à éviter rendant les porteurs avec qui ils ont fusionnés complètement fous. Leur présence exerce une certaine fascination mais deviennent vite dérangeants laissant s'installer une atmosphère plutôt oppressante. Cette pesanteur est même accentuée lorsque certains chiens vårks sont contaminés à leurs tours et deviennent incontrôlables. Ils ressemblent un peu à la bête du Gévaudan et leur seule présence met la chair de poule. 

Le cadre proposé par l'auteur est particulièrement original n'empruntant en rien à la mythologie viking. C'est une autre approche qui se veut au plus près de la nature. Entre ces pages, l'équilibre est rompu rendant la faune et la flore dangereuses pour l'homme. Les animaux, tels les cerfs, les biches ou les rennes sont comme pris de folie, obnubilés par une soif qui semble inextinguible. C'est à la fois inquiétant et déroutant. 

La Dernière Transhumance est un roman d'ambiance assez immersif. Mais attention aux âmes sensibles, notamment à la cause animale, je tiens à vous prévenir que l'auteur n'épargne pas les animaux dans son livre. Pour ma part, j'en comprends la nécessité mais je dois reconnaître que certaines scènes m'ont parfois dérangées, voire heurtées. 

Néanmoins je dois dire que la plume de Stéphane Arnier est incroyablement belle. Elle dégage une vraie poésie pour parler d'écologie, de sauvegarde des traditions et de respect de la nature. 

Derrière cette odyssée, l'auteur redéfinit les priorités que l'humanité devrait viser autant dans son rapport à l'environnement qu'à autrui. Cette famille ignare qui est mise en scène ici incarne à elle-seule un message de tolérance. En effet, il ne cherche qu'à vivre en communion avec ce qui les entoure, contrairement à d'autres qui ne semblent n'avoir fait vœu que de destruction. 

En outre, en prônant cette volonté de perpétuer ce semi-nomadisme, Stéphane Arnier alerte sur la nécessité de respecter les communautés autochtones qui ont choisi de vivre à contre courant d'une modernité prédatrice. Elles incarnent la lutte d'une minorité contre une industrialisation galopante et destructrice. 

Le texte est clairement engagé et se révèle comme un hommage à la nature et à la famille. 

Comme dans La Brume l'emportera, l'importance de la mémoire y occupe une place centrale. Le personnage qui illustre le mieux ce fait est la doyenne Kaisu. Arrivée à l'automne de sa vie, elle se bat encore pour préserver les rites de son clan et maintenir une cohésion parmi les siens. Elle est une lionne prête à défendre ses enfants sans la moindre hésitation car finalement eux-seuls importent. 

La Dernière Transhumance est une histoire tragique que l'on découvre sous des angles différents. En effet, Stéphane Arnier multiplie les points de vue. L'intérêt étant ici de nous donner la hauteur nécessaire pour pleinement apprécier cette intrigue. C'est intéressant d'avoir réuni dans une même aventure deux êtres issus de cultures différentes afin de voir comment tous les deux vont s'appréhender et peut-être réussir à se comprendre. 

La Dernière Transhumance est un récit en deux parties. Aussi, ce premier tome n'a fait qu'effleurer les enjeux narratifs qui au vu du final, promettent encore bien des rebondissements. Alors, on se donne rendez-vous en octobre prochain pour découvrir la suite !

Fantasy à la Carte

A lire sur le blog, mon avis sur La Brume l'emportera

informations

Stéphane Arnier
Vitaux 
T.1
La Dernière Transhumance
9782382672525
352 pages
Editions Mnémos

Lien vers le site

14/04/2026

Nesrine Ammari, Le Chant de la Tempête, collection Stardust, éditions Hugo

Nesrine Ammari, Le Chant de la Tempête
tome 1, collection Stardust, 
éditions Hugo

Nesrine Ammari est une autrice algérienne qui s'épanouit dans l'écriture d'intrigues politiques prenant cadre dans de sombres univers de fantasy

Sa bibliographie compte pour le moment trois titres dont Les Trônes Trahis, paru initialement chez Hugo Stardust, puis au Livre de Poche et Comédie Carmine, publié chez HEA éditions, en 2024. 

Le Chant de la Tempête est donc son troisième roman. Il est en librairie depuis le 21 janvier 2026 et est sorti chez Hugo Stardust. 

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Hugo, je remercie Amélie pour l'envoi de ce service de presse. 

Résumé :

Kelsey Marlowe a intégré depuis quelques années l'institut dans l'espoir d'être formée afin de rejoindre les rangs de la marine royale. Il s'agit ni plus ni moins de l'armée chargée de protéger l'empire d'Oderion des dangers venus de l'océan. Ambitieuse, la jeune Kelsey l'est sans doute mais elle n'imaginait tout de même pas attirer si vite l'attention de l'impératrice en personne suite à un dangereux tournoi. Après que ce dernier ait pris fin, elle la charge de récupérer une boussole magique avec le concours du dernier prince du Peuple de l'Eau, retenu captif depuis la fin de la guerre. Bien que celui-ci ait ses pouvoirs rendus inoffensifs, sa proximité lui met littéralement les nerfs à vif, lui faisant ressentir des émotions qu'elle souhaite juste étouffer. Mais il est souvent difficile, voire impossible de renier sa nature et ses sentiments, n'est-ce pas ! 

Mon avis :

Le Chant de la Tempête débute comme un récit de dark académie pour évoluer vers une fantasy plus ténébreuse. En effet, ce roman s'ouvre sur le quotidien d'une jeune adulte qui en intégrant l'institut, souhaite embrasser une carrière de soldat afin de défendre l'empire. Ici le temps n'est plus aux cours mais à une série d'épreuves auxquelles doivent se soumettre les élus tirés au sort afin de tester leur bravoure et leur intellect. Voilà un cadre qui n'est pas sans rappeler le célèbre tournoi de la coupe du feu tirée de l'univers d'Harry Potter de J.K. Rowling, ne serait-ce dans le destin funeste de certains compétiteurs. Puis, l'autrice embraye sur l'intrigue politique à proprement dit qui nous plonge directement dans ce monde sombre et merveilleux peuplé de sirènes, de nymphes et de bien d'autres créatures oniriques marines. Ils forment ce que l'on appelle ici le Peuple de l'Eau et sont très liés à la famille Zephyr qui se partageaient les quatre îles suivantes : Ydra, Dylea, Melyos et Walorya. 

Tous vivaient en bonne intelligence jusqu'à ce que la guerre éclate suite à un renversement de pouvoir au sein de l'empire d'Oderion. En effet, la nouvelle impératrice Marcella Deloros s'est mise en tête de reconquérir toutes les îles et de tuer tous les représentants du Peuple de l'Eau, y compris les membres de la famille Zephyr. Le but étant d'étouffer la moindre étincelle de pouvoir qui viendrait la faire chuter de son trône. Toutefois, une exception a été faite, puisque le dernier de la fratrie est retenu captif à la forteresse Impériale lorsqu'elle y siège et que l'on retrouve dans son sillage à chacune de ses sorties. En effet, le port d'un collier et de deux bracelets brident littéralement ses pouvoirs le rendant inoffensif tout en le faisant terriblement souffrir. De la magie coule donc dans ses veines car tel est son héritage qu'il détient du Peuple de l'Eau et qui lui donnerait d'ailleurs la capacité d'interagir avec les éléments s'il n'était pas prisonnier. 

Nesrine Ammari s'appuie beaucoup sur le mythe de la sirène pour nourrir son univers. Bien que disparue au début de l'histoire, son ombre plane sur ce récit à travers toutes les légendes que ces créatures drainent. On parle notamment de leur chant hypnotique et de leur capacité à se transformer en humain les nuits de pleine lune. 

L'autrice surfe donc sur ce folklore pour construire un univers captivant. 

Leur existence se mêle d'ailleurs à l'introduction de furtifs bateaux voguant sous pavillon noir. La piraterie s'invite donc en ces lieux, ce qui n'est pas pour me déplaire car cela promet quelques scènes de combats spectaculaires sur un océan que l'on imagine déjà déchaîné. 

En outre, le récit est tissé de nombreuses intrigues politiques nourries par des complots et des trahisons. En effet, les petites bassesses ne manquent pas entre ces lignes et viennent pas mal pimenter l'histoire. 

Nesrine Ammari balaie également beaucoup de thématiques dans son roman, nous parlant aussi bien de révolte, de xénophobie que de guerre. En outre, la famille, l'amour et l'amitié égrènent pas mal les pages de ce livre. Enfin, il y est également question d'esclavagisme, de propagande politique et de deuil

Il en ressort une intrigue prenante qui prend finalement cadre dans un environnement immersif et très crédible. 

Le Chant de la Tempête est une histoire qui nous est contée à deux voix. Il y a celle de Kelsey Marlowe, une jeune femme marquée par l'opprobre de la trahison de son oncle qui lui vaut mépris et brimades au sein de l'école. Mais entêtée et courageuse, elle ne se laisse pas faire et demeure bien décidée à montrer qui elle est vraiment. Seulement sa rencontre avec Calder Zephyr va quelque peu la déstabiliser car il est détenteur d'une vérité qu'elle n'est sans doute pas prête à entendre. Elle est clairement une guerrière car elle possède une certaine trempe. Aussi, elle espère mener la mission qui lui a été confiée à son terme mais elle est loin d'imaginer que celle-ci va revêtir les atours d'une quête d'identité. Quant à Calder Zephyr, il est meurtri par un destin tragique. Il sort de cette infâme guerre, orphelin et prisonnier. Il s'entoure d'une aura mystérieuse ne révélant à Kelsey et à nous-mêmes que peu d'éléments. Pourtant il n'est pas simplement le beau ténébreux que Nesrine Ammari veut bien nous faire croire au début du roman. En effet, c'est un être complexe et torturé qui est marqué par de profondes blessures physiques et mentales. Profondément traumatisé d'avoir perdu les siens et frustré par sa terrible condition, une sombre colère sommeille en lui et ne demande qu'à s'exprimer. Il lui faudra simplement trouver l'étincelle qui le libérera de ses chaînes, au sens propre comme au figuré afin qu'il reprenne la main sur son destin et retrouve la place dans ce monde qui lui revient. 

Bien qu'une attirance certaine semble animer ces deux-là, Nesrine Ammari ne va pas pour autant trop vite en besogne en jetant immédiatement ses deux protagonistes dans une folle passion. Quelque chose se noue progressivement entre ces deux êtres et seul le temps permettra aux sentiments forts de s'exprimer. 

Le choix de faire de cette histoire une duologie est habile car cela nous laisse le temps d'apprécier autant l'univers qui s'avère plutôt généreux que la romance qui prend le temps de se construire. 

Pour conclure :

Le Chant de la Tempête est un récit très prometteur. L'action et les révélations sont distillées à la bonne dose pour maintenir le suspense et rendre la lecture purement additive. Vivement la sortie du tome 2. 

Fantasy à la Carte

Informations

Nesrine Ammari
Le Chant de la Tempête 
Tome 1
Collection Stardust
9791042902803
464 pages
Editions Hugo

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10/04/2026

Naomi Mitchison, Voyage Léger, éditions Callidor

Naomi Mitchison, Voyage Léger, éditions Callidor 

Naomi Mitchison est une romancière et une poétesse écossaise du XXe siècle. Bien que sa bibliographie compte plus de 90 ouvrages et qu'elle a longtemps été considérée comme la doyenne de la littérature écossaise, elle demeure pour beaucoup d'entre nous une illustre inconnue. 

En effet, Naomi Mitchison comme tant d'autres écrivaines avant et après elle, paye simplement le fait d'être une femme et d'écrire sans emprunter un nom de plume masculin. 

On ne peut donc que se féliciter de voir l'un de ses textes sortir de l'ombre grâce aux éditions Callidor, qui, comme à leur accoutumé offre à ce récit un superbe écrin. 

Lu dans le cadre d'une Masse Critique, je remercie toute l'équipe de Babelio, ainsi que les éditions Callidor pour m'avoir envoyé ce roman et permis de découvrir cette fabuleuse plume de l'Imaginaire. 

Résumé :

Après la disparition de sa mère, le père d'Halla s'est remarié. Et son existence n'enchante guère la reine qui pousse son époux à abandonner sa fille. Mais voyant d'un mauvais œil cet odieux crime, la gouvernante de cette dernière a choisi de sauver la petite princesse en l'emportant avec elle après s'être elle-même transformée en ourse. D'abord élevée par les ours, puis par les dragons, c'est ainsi que la jeune enfant grandit paisiblement à l'abri du danger. Ce n'est que bien plus tard que sa vie va être à nouveau bouleversée la poussant à faire de nouveaux choix quant à l'avenir qu'elle souhaite. Partir ou rester, que choisira-t-elle? 

Mon avis :

Voyage Léger est un récit à destination de la jeunesse. On y suit les pérégrinations d'une petite fille dans un monde tantôt hostile, tantôt bienveillant à son égard. L'autrice commence son histoire comme un conte en se réappropriant le schéma classique de la petite princesse écartée par la nouvelle épouse du roi qui cherche à s'en débarrasser en l'emprisonnant ou en la faisant assassiner. Comme d'autres célèbres princesses, à l'image de Blanche-Neige, elle trouve donc refuge dans la forêt parmi les animaux. Qu'ils soient apparentés aux créatures fantastiques ou le fruit de métamorphose, les animaux qui prennent vie dans ce roman apportent une touche de merveilleux à ce texte. 

En outre, pour nourrir l'univers fantasy de son roman, Naomi Mitchison emprunte également certains éléments notables à la mythologie nordique. Ainsi, entre ces pages, on retrouve la figure d'Odin, dénommé ici comme le Père-de-Toute-Chose. Celui-ci accompagne d'ailleurs la quête d'Halla lorsqu'elle quitte le giron des dragons afin de trouver sa place dans ce monde. Elle multiplie également les rencontres avec une valkyrie, en particulier, qui l'incite à l'accompagner dans sa mission d'emporter les héros tombés au combat, afin de les conduire au Valhalla pour se préparer au Ragnarök. Mais il n'y a pas que l'héritage viking qui est mis en valeur ici puisque les pas d'Halla la conduisent jusqu'au Saint-Empire romain en pleine crise religieuse avec la percée d'un christianisme agressif au détriment des dieux anciens. Le monde qui naît sous la plume de Naomi Mitchison est donc foisonnant. Il joue habilement sur les mythologies tout en reposant sur un cadre historique riche tissé de défaites et de victoires, de conquêtes et de pertes. 

Derrière ce roman se cache également une fable féministe qui s'exprime sous les traits d'une petite fille refusant les destins que chacun veut lui imposer. Aussi, elle ne voit nul héros sous les traits de ces hommes pourfendeurs de dragons tombés sur le champ de bataille. Pas plus qu'elle n'accepte d'endosser le rôle d'épouse que certains souhaitent lui voir occuper. Elle se veut libre de choisir son propre chemin, quitte à se tromper. La farouche indépendance dont fait preuve la jeune Halla est une manière de dénoncer la condition féminine. La femme étant simplement réduite au rôle d'enfantement. 

Naomi Mitchison a aussi glissé dans son texte toute une réflexion autour de la cause animale à travers les attaques que subissent les dragons par les hommes pour s'emparer de leurs trésors. Elle met en lumière à la fois un discours protecteur vis à vis d'animaux en voie d'extinction et s'attaque également à la cupidité de l'humain. 

Court mais d'une grande richesse, Voyage Léger peut se lire de bien des manières selon sa grille de lecture. C'est bien entendu un récit d'apprentissage dans lequel l'héroïne mène sa quête d'identité afin de se réaliser. L'autrice a cassé les codes en faisant du dragon, une espèce à protéger, menacée par l'homme, à l'image de la nature. Les hommes ne sont pas ici de preux chevaliers chargés de défendre les princesses en détresse mais sont plutôt dépeints comme des destructeurs et des assassins. 

Ce conte repose sur la jeune Halla que l'on suit tout au long de son aventure. Son innocence et sa curiosité en font un personnage particulièrement attachant. L'histoire qu'elle porte est riche en émotions nous tirant aussi bien les larmes que le rire. 

Avant de conclure cette chronique, je souhaite attirer votre attention sur la qualité de l'ouvrage. En effet, l'édition proposée par Callidor est de belle facture et luxueuse autant du point de vue de l'extérieur que de l'intérieur. La couverture arbore des dorures posées à chaud et une très jolie illustration signée par Caroline Leibel. D'ailleurs d'autres illustrations de cette même artiste égayent les pages de ce roman. C'est une véritable invitation au voyage. On ne sait où poser sans regard sans s'émerveiller sur le moindre détail. Un magnifique jaspage vient habiller la tranche du livre. Comme chaque ouvrage de cette collection des éditions Callidor dédiée à "l'âge d'or de la fantasy", ce livre est un véritable objet de collection qui viendra magnifier vos bibliothèques. 

Pour conclure :

Voyage Léger dégage une telle poésie que la lecture de ce roman nous propulse dans un moment suspendu à la fois réconfortant et terriblement immersif.

Fantasy à la Carte

Informations

Naomi Mitchison
Voyage Léger
9782901207436
274 pages
Editions Callidor

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