L'influence du "gaming" à la littérature

23/06/2015

Terry Goodkind

Terry Goodkind est né en 1949 dans le Nebraska. Mais c’est dans le Maine où il vit avec sa femme dans la maison qu’il a lui-même construite, que sa célèbre saga L’Epée de vérité a vu le jour. En fait, Terry Goodkind s’avère d’abord être un manuel, puisqu’avant de devenir écrivain, il a été charpentier, luthier et même restaurateur d'artefacts rares et exotiques, acquérant ainsi un bagage culturel qui s’avérera fort utile dans son écriture. C’est un véritable créateur, il a bâti sa maison comme il a construit son cycle littéraire.

Le premier tome a été un succès immédiat. En se vendant à plus de 20 millions d’exemplaires dans une dizaine de langues, il devient de ce fait un best-seller mondial. L’Épée de vérité relève incontestablement de la high fantasy car on y retrouve tous les motifs appartenant au sous-genre. 

Il s’agit ici de la quête d’un homme, répondant au nom de Richard Cypher qui se retrouve bien malgré lui chargé d’une mission. Celle de lutter contre les forces du Mal, incarnées tour à tour par deux tyrans, tout abord Darken Rahl (qui se révélera être son véritable père biologique) puis Jagang, l’empereur fou qui a le pouvoir de marcher dans les rêves et dominer ainsi les peuples de l’Ancien et du Nouveau Monde. De plus, cette quête a pour point de départ une prophétie annonçant la venue d’un sourcier de vérité capable de réunifier l’Ancien et le Nouveau Monde et d’y ramener la paix. Bien entendu, pour mener à bien sa quête, Richard sera entouré de nombreux compagnons, comme Zed et Kahlan et bien d’autres encore qui viendront s’ajouter au fil de son aventure. 

Élément également très important à ces romans, la création d’un univers à la géographie détaillée. On distingue le Nouveau Monde connu sous le nom de Terre d’Ouest où Richard a grandi, et l’Ancien Monde où s’étendent les Contrées du Milieu, l’empire d’Haran ou encore le Pays Sauvage. 

A noter que ces deux mondes sont séparés par le Royaume des Morts qui est censé constituer une barrière infranchissable. Ainsi, le paysage des montagnes boisées du Maine, et la vue sur la mer ont largement inspiré l’écrivain à l’élaboration de ses contrées imaginaires. D’autant plus que Richard est originaire d’Hartland où il y exerce la profession de garde-forestier. Cela nous rappelle combien Terry Goodkind, à l’image de son personnage, est un amoureux de la nature. 

Comme tout roman de high fantasy, la magie y occupe une place importante. Elle réside aussi bien dans les pouvoirs que possèdent certains personnages comme Richard qui est à la fois Sourcier de Vérité et Sorcier de guerre, ou encore son grand-père Zeddicus Zu’l Zorander qui est le Premier Sorcier, que dans l’introduction de créatures merveilleuses telles le dragon, ou maléfiques comme le Garn. 

Comme le veut la tradition de cette littérature, ce cycle de L’Épée de vérité se compose pour le moment de treize tomes, dont le dernier s’intitule Le Troisième Royaume

Même si Terry Goodkind se tourne, après la publication de son onzième tome en 2007, vers l’écriture de thrillers contemporains, il décide de revenir en 2011 à des histoires mettant en scène le même univers en écrivant deux nouveaux opus à L’Épée de vérité. Néanmoins, il est à noter que pour lui, écrire de la fantasy ce n’est pas simplement pour parler de pouvoirs magiques ou de créatures merveilleuses. En fait, ce n’est qu’un prétexte pour explorer des thèmes humains qui lui tiennent à cœur. 

Il le dit lui-même dans la préface du préquel de L’Épée de vérité : « J’aime écrire sur les lieux où je voudrais aller et sur les gens que j’admire. Je prends souvent pour modèles des personnes qui appartiennent à ma vie réelle, des êtres auxquels je suis lié et qu’il est possible d’identifier, mais j’imagine aussi des hommes et des femmes que j’apprécierais de rencontrer ». Son intérêt est de réfléchir sur les valeurs humaines ; il cherche à démontrer que même si un individu se croit impuissant, il peut avoir le pouvoir de changer le cours de l’histoire même si ce n’est pas toujours dans le bon sens.
En conclusion, de par son succès éditorial planétaire, cette saga épique a permis à de nombreux lecteurs de découvrir et d’apprécier cette littérature à sa juste valeur. Un succès que l’adaptation d’une série, Legend of the seeker, ne va pas démentir.


Fantasy à la carte

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