Geneva Lee est une autrice américaine à succès de romances. Sa bibliographie déborde déjà de plus d'une trentaine de livres. La plupart d'entre eux figurent sur les listes des best-sellers du New York Times et de USA Today.
Sa série la plus marquante s'intitule The Royal Saga et elle s'est d'ailleurs vendue à quatre millions d'exemplaires dans le monde entier.
Pour sa nouvelle saga, Filthy Rich Fae, elle a finalement repris le même modèle que Filthy Rich Vampires, parue précedemment, mais en nous attachant cette fois-ci aux pas de faes. Le premier tome est paru au mois de février chez Hugo Roman.
Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Hugo, je remercie Amélie pour l'envoi de ce service de presse.
Résumé :
Cate Holloway est infirmière à l'hôpital Gage Memorial à la Nouvelle-Orléans. Un établissement qui appartient à la puissante famille Gage comme tout ce qui existe d'ailleurs dans la ville et que Cate s'est promis de ne jamais approcher. Malheureusement pour elle, son frère vient d'être admis aux urgences pour blessure par balle et lorsqu'elle découvre que la fusillade qu'il vient d'essuyer a un rapport avec le chef du clan Gage en personne, son sang ne fait qu'un tour et elle décide d'aller affronter ce prince ténébreux. Lachlan Gage est un fae aussi beau qu'insupportable. Pour preuve, il va lui proposer un dangereux marché, celui d'échanger son âme contre celle de son frère. Mais aura-t-elle le cran d'accepter ? Et si oui, où cela va-t-il l'entraîner ?
Mon avis :
Avec Filthy Rich Fae, Geneva Lee signe un nouveau roman de fantasy urbaine qui mêle pouvoir, complots et romance. Le monde qui prend vie sous la plume de cette autrice est peuplé de créatures surnaturelles qui se sont parfaitement bien intégrées à la société contrôlant même de vastes territoires et les villes. Ils sont les propriétaires d'établissements de luxe, profitent de trafics diverses qui leur assurent de colossales fortunes. Ils vivent à la fois dans notre monde et dans l'Autremonde où le temps s'écoule différemment et où l'espace pourrait s'apparenter au paradis, au vu de la magnificence des lieux.
La société des Faes s'organise d'ailleurs en différentes cours, la Cour des Limbes, la Cour des Ombres, la Cour des Enfers... ect. Chacune d'elles est gouvernée par les princes et princesses héritiers dans une relative entente puisque les faes sont des créatures cruelles n'hésitant pas à supprimer les têtes couronnées pour renverser le pouvoir en place. C'est la raison pour laquelle chaque prince possède un double de pénombre qui le suit dès sa naissance afin de veiller sur lui et de le protéger des assassinats. Ce monde féérique est géré par des lois et des règles strictes. Les enfreindre, c'est devenir la cible de la Chasse Sauvage et donc rencontrer un destin funeste.
Avec Filthy Rich Fae, Geneva Lee nous offre un univers plutôt intéressant. Assimiler des familles de faes à des clans mafieux qui font la loi sur le monde fonctionne bien. Il y a de bonnes idées et des éléments intéressants qu'il faudrait même développer davantage pour rendre l'univers encore plus crédible.
Filthy Rich Fae est un premier tome qui pose le décor. Le ton est de suite donné à cette romance qui va évoluer dans un monde violent et âpre. Flingues, sexe, drogue et argent sont les maîtres mots de cette nouvelle saga. Comme l'autrice y expose des rivalités de cours, à travers des négociations de marchés épineuses et des passés dissimulant bien des ombres, le récit n'en que plus additif. C'est assez rythmé surtout passé la moitié du roman où les évènements s'accélèrent jusqu'à prendre un tournant inattendu, voir insupportable. Ce n'est pas pour rien que Geneva Lee est qualifiée de reine du cliffangher. Attendez-vous donc à de la frustration en fin de roman mais rappelez-vous aussi que c'est également la force d'un bon livre que de tenir en haleine.
En outre, l'autrice a piqué son récit de nombreuses thématiques autour de la drogue, des addictions, du viol et de maltraitance des enfants. Le texte est donc parfois émotionnellement dur mais on peut féliciter Geneva Lee de mettre des mots sur les maux, à travers le portrait de personnages qui sont loin d'être lisses.


