L'influence du "gaming" à la littérature

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07/08/2016

Pierre Grimbert, Le doyen éternel, Le Secret de Ji, tome 4

Le doyen éternel sonne la fin des aventures pour nos héritiers. La confrontation avec leur pire ennemi, le malfaisant Saat approche. Plus qu’une menace pour eux, c’est toute l’humanité qui risque de pâtir de l’hégémonie de cet être démoniaque. Et tous en sont douloureusement conscients.

Au cœur du Jal’Dara puis du Jal’Karu, ils ont pris connaissance de certains éléments, seulement seront-ils suffisants pour vaincre ? Finalement la rencontre avec Nol l’Etrange sera-t-elle à la hauteur de leurs espérances pour mener à bien la mission qu’ils se sont assignés. Mais rien n’est moins sûr car leur adversaire est puissant. Pire même, il est fou à lier. Or comment ramener un fou à la raison ? Cela est sans doute impossible d’autant que les pouvoirs du mal ont l’air inépuisables, imbattables, inaltérables.

C’est donc bien désemparés que nos aventuriers se lancent dans leur ultime combat. Ce roman, c’est aussi le moment de la séparation où finalement chacun va devoir affronter seul son destin.

Dans Le doyen éternel les évènements s’accélèrent, les péripéties s’enchaînent et emportent avec elles le lecteur dans un tourbillon d’émotions : désir, crainte, tristesse et joie.

Pierre Grimbert conclut son Secret de Ji avec une grande habileté en se ménageant une ouverture sur d’autres romans. Ce qu’il réalise de 2004 à 2012 puisque deux nouveaux cycles viennent compléter la saga, Les Enfants de Ji et Les Gardiens de Ji. Un récit de high fantasy d’une grande finesse. Tout y est, l’épopée épique, la magie, les complots, la romance. Un cycle d’une fantasy à la hauteur des meilleurs auteurs anglo-saxons. Une tétralogie qui révèle une fantasy française dont on est tous fiers.

Fantasy à la carte

31/07/2016

La Caverne de la Rose d'Or, un retour à l'enfance sous le signe de la fantasy

La Caverne de la Rose d’Or est une série de cinq téléfilms italiens de fantasy qui fleure bon l’enfance. Diffusée en France pendant les vacances de Noël de 1991 à 1996, cette série, sans doute l’une des plus anciennes pour le genre, fut un véritable émerveillement visuel et scénaristique pour les enfants petits et grands de l’époque.

Réalisés par Lamberto Bava, ces téléfilms racontent le destin hors norme d’une jeune princesse rebelle prête à affronter tous les dangers pour sauver son royaume. Chaque film correspond à une quête que doit mener la jeune Fantaghiro pour sauver son peuple, son amour ou sa famille des griffes de puissants sorciers ou sorcières maléfiques.

Fantaghiro évolue dans un moyen-âge idéalisé où la magie peut prendre bien des formes. A l’instar de Cendrillon, elle a, elle-aussi, une fée marraine qui la protège au moment les plus critiques de sa vie. Elle se nomme la sorcière blanche et va notamment jouer un rôle déterminant dans l’intrigue du premier épisode car c’est elle qui va lui permettre de rencontrer son grand amour le prince Romualdo et de le garder.

Chemin faisant, Fantaghiro multiplie les rencontres insolites comme celle de petits-êtres magiques qui ressemblent à des légumes ou à des champignons. Ceux-ci peuplent une forêt enchantée dans laquelle Fantaghiro devra délivrer des enfants emprisonnés par le terrible Tarabas.

Dans ses quêtes, elle est accompagnée d’un cheval doué de paroles, Crin d’or, et d’une pierre magique parlante qui a la capacité de toujours revenir à son propriétaire. Chaque aventure est motivée pour combattre un danger, c’est une lutte perpétuelle entre le Bien incarné par Fantaghiro et Romualdo et le Mal personnifié tantôt par la sorcière noire, tantôt par le prince des ténèbres Tarabas et son infâme mère, ou tantôt par le cruel Darken.

Même si Fantaghiro n’est pas une magicienne à proprement parlé, la magie occupe bien une place centrale au sein de chaque épisode et la jeune femme en dispose sous la forme d’éléments ensorcelés dont elle se sert pour mener à bien sa quête comme le baiser magique qu’elle obtient de Tarabas pour sauver son amour.
La Caverne de la Rose d’Or est donc une jolie saga de fantasy qui réunit tous les éléments traditionnels au genre afin de s’assurer une belle audience même si à l'heure d'aujourd'hui on trouverait sans doute cette série un peu vieillissante. Magie, aventure et amour, tout y était pour remporter l’adhésion du public. D’autant que le casting est suffisamment bon pour donner du poids à la série. Le duo formé par Alessandra Martines et Kim Rossi Stuart est admirable. Alessandra y campe une magnifique Fantaghiro aussi téméraire que piquante et Kim Rossi Stuart est si chevaleresque, si envoûtant sous les traits du prince Romualdo que l’on ne peut que succomber sous leurs charmes respectifs. Autres prestations remarquables à souligner, ce sont celles des acteurs qui incarnent les méchants de l’histoire. Il y a quand même des grands noms du cinéma avec la participation d’Ursula Andress en tant que mère du prince des ténèbres et Jean-Pierre Cassel qui lui sera le père de ce dernier. Tous deux personnifient avec une grande justesse la noirceur, la monstruosité et la perfidie. Quant à Brigitte Nielsen, elle joue à la perfection cette sorcière noire que l’on déteste dans ses premières apparitions mais qui révèle certaines failles au cours de l’histoire. Enfin le ténébreux Tarabas, alias Nicholas Rogers demeure une belle découverte pour son public car au lieu d’être un personnage détestable, il devient au contraire très attachant, et nous promet quelques belles surprises dans l’évolution de son personnage.

Finalement, La Caverne de la Rose d'Or, c’est une belle distribution qui nous offre pour l'époque un divertissement sous le signe d’une fantasy terriblement enchanteresse. 

Fantasy à la carte

27/07/2016

La fête Viking de Jumièges, un festival venu du Nord

Oyez, oyez peuple de Normandie et d'ailleurs, des hordes de Vikings assoiffés de conquêtes ont envahi le temps d'un weekend les alentours de l'Abbaye de Jumièges les 23 et 24 juillet 2016.

Une belle manière pour s'immerger dans la culture viking en se baladant parmi les tentes du campement de ces hommes et ces femmes venus du Nord. Une festivité animée par des associations de passionnés qui aiment se retrouver au moment des festivals pour offrir un spectacle aux flâneurs. Ainsi, il était possible de les observer en train de se restaurer, de travailler le cuir, de jouer de la musique, de fourbir leurs armes autour des feux de camps. A quelques pas de là, des marchands ambulants proposaient leurs produits: vêtements médiévaux, bijoux, articles de cuir, armes, pains à l'ancienne et autres colifichets s'étalaient autour d'un marché médiéval pour contenter le chaland. 
Au programme de ces deux jours, petites scénettes retraçant les moments forts des invasions vikings en Normandie, des scènes de combats ainsi qu'une féerie nocturne où les cracheurs de feux s'y sont donnés à cœur joie. Un festival amateur et bon enfant qui aura ravi petits et grands, soyez en sûrs. 

Mais ce fut également une occasion de retrouver un peu de fantasy chère à notre cœur avec la présence de Valentin Frété pour une petite dédicace de ses Chroniques du Nord. Ce sympathique géant n'est pas sans rappeler son héros Torfa dont l'esprit aventureux, d'ailleurs, virevoltait autour de son étal afin d'inciter les lecteurs à partir en quête d'aventures, à moins que ce ne fut celui de Thor. Qui sait!

Comme quoi la fantasy est encore un genre bien vivace que l'on retrouve même où on ne l'attend pas. 

Fantasy à la carte