L'influence du "gaming" à la littérature

14/08/2016

Valentin Frété, Le Roi des Sables, Les Chroniques du Nord, tome 2

Le Roi des Sables nous entraîne à nouveau sur les traces de Torfa et de ses amis. Toujours en quête d'aventures, les voici traversant les Territoires de l'Ouest, déserts arides par-delà les montagnes réputés pour leurs multiples dangers.

Or justement le roman à peine entamé, une première menace pointe son nez obligeant les héros à se séparer bien malgré eux.

Valentin Frété choisit donc de nous raconter son récit à deux voix puisque tantôt on suit Torfa, et tantôt on suit Ard. Le texte en est donc que plus dynamisé. Livrés à eux-mêmes, les deux compères séparés vont devoir apprendre à survivre seuls. Car même si ce sont deux forces de la nature, on l'aura déjà remarqué qu'en agissant ensemble, ils sont nettement plus forts.

Ce roman se révèle peu à peu comme un roman d'initiation où les personnages en apprennent plus sur eux en tâtant leurs forces et leurs faiblesses. Une aventure dont ils ressortiront changés. Valentin Frété signe ici un roman plus intimiste, plus psychologique puisqu'il explore les couloirs de la conscience humaine, de la force du mental et même de la folie à travers des mises à l'épreuve pour ses héros aussi bien physiques que morales. 
Croquis d'Ard de Valentin Frété
C'est encore une fois un récit rédigé dans la tradition des textes de mythologie nordique puisque l'on retrouve la mise en scène de divinités, de créatures fabuleuses et de héros. En effet, Torfa s'illustre bien comme le héros nordique par excellence qui va devoir affronter dans ce tome de nombreuses créatures fantasmagoriques afin de prouver sa valeur. Il est suivi de loin en loin par son protecteur divin Thor, dieu du Tonnerre qui fait en sorte que son protégé reste sur la bonne voie. Guerrier brutal avec son célèbre marteau Mjollnir, Torfa pourrait presque être son reflet. 

Le Roi des Sables ancre bien Les Chroniques du Nord dans de l'Heroic fantasy pure, où les héros y sont malmenés par des combats violents. Ainsi, qu'elle soit anglo-saxonne ou française, on ne voit pas la différence car la qualité est bien au rendez-vous.

Qu'on se rassure les dernières lignes de ce tome ne nous conduisent pas encore au Walhalla car Valentin Frété ne nous a pas encore tout dévoilé sur ses héros.

Fantasy à la carte

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