Nesrine Ammari est une autrice algérienne qui s'épanouit dans l'écriture d'intrigues politiques prenant cadre dans de sombres univers de fantasy.
Sa bibliographie compte pour le moment trois titres dont Les Trônes Trahis, paru initialement chez Hugo Stardust, puis au Livre de Poche et Comédie Carmine, publié chez HEA éditions, en 2024.
Le Chant de la Tempête est donc son troisième roman. Il est en librairie depuis le 21 janvier 2026 et est sorti chez Hugo Stardust.
Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Hugo, je remercie Amélie pour l'envoi de ce service de presse.
Résumé :
Kelsey Marlowe a intégré depuis quelques années l'institut dans l'espoir d'être formée afin de rejoindre les rangs de la marine royale. Il s'agit ni plus ni moins de l'armée chargée de protéger l'empire d'Oderion des dangers venus de l'océan. Ambitieuse, la jeune Kelsey l'est sans doute mais elle n'imaginait tout de même pas attirer si vite l'attention de l'impératrice en personne suite à un dangereux tournoi. Après que ce dernier ait pris fin, elle la charge de récupérer une boussole magique avec le concours du dernier prince du Peuple de l'Eau, retenu captif depuis la fin de la guerre. Bien que celui-ci ait ses pouvoirs rendus inoffensifs, sa proximité lui met littéralement les nerfs à vif, lui faisant ressentir des émotions qu'elle souhaite juste étouffer. Mais il est souvent difficile, voire impossible de renier sa nature et ses sentiments, n'est-ce pas !
Mon avis :
Le Chant de la Tempête débute comme un récit de dark académie pour évoluer vers une fantasy plus ténébreuse. En effet, ce roman s'ouvre sur le quotidien d'une jeune adulte qui en intégrant l'institut, souhaite embrasser une carrière de soldat afin de défendre l'empire. Ici le temps n'est plus aux cours mais à une série d'épreuves auxquelles doivent se soumettre les élus tirés au sort afin de tester leur bravoure et leur intellect. Voilà un cadre qui n'est pas sans rappeler le célèbre tournoi de la coupe du feu tirée de l'univers d'Harry Potter de J.K. Rowling, ne serait-ce dans le destin funeste de certains compétiteurs. Puis, l'autrice embraye sur l'intrigue politique à proprement dit qui nous plonge directement dans ce monde sombre et merveilleux peuplé de sirènes, de nymphes et de bien d'autres créatures oniriques marines. Ils forment ce que l'on appelle ici le Peuple de l'Eau et sont très liés à la famille Zephyr qui se partageaient les quatre îles suivantes : Ydra, Dylea, Melyos et Walorya.
Tous vivaient en bonne intelligence jusqu'à ce que la guerre éclate suite à un renversement de pouvoir au sein de l'empire d'Oderion. En effet, la nouvelle impératrice Marcella Deloros s'est mise en tête de reconquérir toutes les îles et de tuer tous les représentants du Peuple de l'Eau, y compris les membres de la famille Zephyr. Le but étant d'étouffer la moindre étincelle de pouvoir qui viendrait la faire chuter de son trône. Toutefois, une exception a été faite, puisque le dernier de la fratrie est retenu captif à la forteresse Impériale lorsqu'elle y siège et que l'on retrouve dans son sillage à chacune de ses sorties. En effet, le port d'un collier et de deux bracelets brident littéralement ses pouvoirs le rendant inoffensif tout en le faisant terriblement souffrir. De la magie coule donc dans ses veines car tel est son héritage qu'il détient du Peuple de l'Eau et qui lui donnerait d'ailleurs la capacité d'interagir avec les éléments s'il n'était pas prisonnier.


