L'influence du "gaming" à la littérature

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05/11/2019

Lionel Davoust, Le Verrou du Fleuve, tome 2, Les Dieux Sauvages, éditions Critic

L'ayant récupéré à la dernière édition de Cidre & Dragon, je suis bien contente de pouvoir enfin me plonger dans la lecture du second volet des Dieux Sauvages

Quand on se lance dans Le Verrou du Fleuve de Lionel Davoust, il faut se préparer à une descente aux enfers.

On retrouve Mériane, Leopol et Darén à la tête d'une petite armée qui voit ses rangs grossir au fur et à mesure de leur avancée. Après avoir rallié à leur cause le duc de Belnacie et le prince héritier de Rhovelle, ils ont pris la direction de Loered. Cité stratégique du royaume qui est sur le point de céder aux assauts arcaniques des Askalites. L'enjeu est énorme. Le Verrou du Fleuve ne doit pas tomber sinon c'est le royaume de Rhovelle tout entier qui en pâtira car plus rien ne pourra arrêter les hordes démoniaques du dieu Aska. Mériane arrivera-t-elle à temps ? Et pourra-t-elle faire la différence et changer la donne de cette situation qui semble si désespérée ? 

Dans ce livre, Lionel Davoust se la joue stratège et tacticien dans la mesure où il nous relate minute par minute le siège de Loered. Inspiré du Moyen Âge, l'auteur nous raconte avec beaucoup d'exactitude l’événement. D'ailleurs, il ne nous épargne pas quant à la cruauté des moyens utilisés pour faire plier la volonté des assiégés. La force de frappe de l'ennemi paraît sans faille et pour cause, son énergie lui est insufflée par un dieu, alors les sept murailles de la cité semblent, en comparaison, une bien faible protection pour faire face à cette invasion. 

Avec Le Verrou du Fleuve, on goûte aux premiers affrontements entre les troupes d'Aska et ceux de Wer. On prend la mesure de la puissance maléfique du dieu déchu. Son armée n'a plus rien d'humaine. La chair et le métal ayant parfaitement fusionnés, ses bataillons sont pour beaucoup constitués de machines qui broient tout sur leur passage. Les descriptions sont ici douloureusement saisissantes. L’effroi et le désespoir transpirent entre ces lignes. Le combat semble perdu d'avance et, pourtant, Lionel Davoust distille toujours autant de tension et de suspense dans ce récit, porté par son héraut en jupons, Mériane incarne le dernier espoir de ces hommes et de ces femmes perdus dans la tourmente. Elle est l'ultime lueur dans cette obscurité grandissante que forme l'éternel crépuscule. 

Cette saga s'appuie sur une lutte acharnée entre le Bien et le Mal. En tant que porte-paroles des deux divinités, frères ennemis, Ganner et Mériane personnifient cette lutte. D'ailleurs, à l'image de Harry Potter et de Lord Voldemort, de l'univers de J.K. Rowling, la victoire reposera surtout sur l'issue de leur combat, qui ne manquera pas de conclure l'histoire. 

Point d'elfes, de fées ou d'orcs, dans ce cycle des Dieux Sauvages, mais une poignée d'hommes et de femmes qui mènent l'aventure tambour battant. Finalement la fantasy de Lionel Davoust est fondée sur une science dont le contrôle semble avoir échappé aux hommes.

L'écriture de cet auteur est mordante et les intrigues sont ambitieuses et pourtant parfaitement bien exécutées. Pour qui a apprécié le premier tome et s'est approprié cet univers, lire la suite relève juste de l'addiction. 

Fantasy à la Carte

Sur la blogosphères, retrouvez l'avis du Geekosophe et des Chroniques du Chroniqueur.  

Lionel Davoust
Le Verrou du Fleuve
Tome 2
Les Dieux Sauvages
Editions Critic

A lire aussi sur le blog mes avis sur La Messagère du Ciel et Port d'Âmes, deux romans qui partagent le même univers. 

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