L'influence du "gaming" à la littérature

19/09/2015

Pierre Pevel, Le Chevalier, Haut-Royaume, tome 1

Imaginez une île, même moins qu’une île, un rocher battu par les vents, assiégé de toutes parts par des vagues implacables. La solitude, la désolation y règnent. Un lieu effroyable dont l’évocation du simple nom fait trembler chaque habitant du Haut-Royaume. Dalroth, une prison sous l’emprise d’un mal terrible, d’une noirceur absolue, l’Obscure. Et c’est ici qu’est enfermé Lorn Askarian. Injustement condamné pour trahison il y a trois ans, le jeune homme croupit dans ces geôles de l’oubli.

Gracié par le Haut-Roi lui-même, c’est dans un triste état, affaibli, amaigri, rongé par l’Obscure tel un fantôme que le prince Aldaran, fils du Haut-Roi et ami de Lorn le retrouve. Pourquoi cette libération après trois longues années ? Lorn se le demande. Mais, l’avenir s’annonce encore plus surprenant lorsque le roi Erklant le nomme premier chevalier du Trône d’Onyx. Par ce geste, le souverain souhaite rétablir la garde d’Onyx afin de redorer le blason du Haut-Royaume.

Sur fond de complots, de dissensions politiques, de diplomatie biaisée, Pierre Pevel conte surtout la destinée extraordinaire d’un héros solitaire et mystérieux.

L’auteur qui nous avait habitués à réécrire l’Histoire sous la forme de récits envolés d’uchronie de fantasy, crée avec Haut-Royaume une totale surprise.

En effet, c’est un cycle unique et original d’heroic fantasy que nous livre ici Pierre Pevel. Une grande épopée même où le souffle de l’aventure nous tient en suspense jusqu’à l’épilogue sans pour autant être pleinement rassasié de cette histoire et de ses héros. Le charme de la plume de Pierre Pevel est encore une fois à l’œuvre surtout qu’il distille des éléments de réponse à son intrigue avec une telle parcimonie que même lorsque l’on croit connaître les tenants et les aboutissants de son histoire, on est trompés. En un mot, l’auteur nous tient entre ses lignes et on n’attend qu’une chose, qu’il nous délivre de notre supplice.
PS : attention si vous ouvrez Le Chevalier, vous n’aurez pas d’autre choix que de le lire d’une traite sans même pouvoir reprendre votre souffle tellement l’intrigue est prenante.

Fantasy à la carte

2 commentaires:

  1. J'ai adoré les deux premiers tomes de cette saga, vivement la suite !

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    1. Je n'ai pas encore lu le second volet mais j'ai hâte, vu le final du premier tome.

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