L'influence du "gaming" à la littérature

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07/01/2026

Freya Marske, A Marvellous Light, T.1, The Last Binding, éditions Bragelonne

Freya Marske, A Marvellous Light, T.1,
 The Last Binding
éditions Bragelonne 

A Marvellous Light est le premier roman de Freya Marske. Il inaugure une trilogie de fantasy historique de grande qualité. 

Parue aux éditions Bragelonne, cette saga nous est proposée en deux versions : brochée et reliée avec un beau jaspage sur la tranche du livre. 

Je le reconnais bien volontiers, j'ai cédé à l'appel de ce bel écrin pour me lancer dans cette série. Je n'ai aucune volonté mais avouez qu'il est juste trop beau ce premier tome ?

Suite à une erreur administrative, le jeune noble Robin Blyth rejoint le gouvernement britannique après la disparition subite de son prédécesseur. Mais en acceptant ce poste il était loin de se douter qu'il deviendrait un agent de liaison avec une société magique secrète. Toutefois lorsqu'il se retrouve frappé d'une malédiction manquant de le tuer, il prend conscience du danger mortel qui le guette et n'a d'autre choix que de s'associer à son homologue magicien, Edwin Courcey pour l'aider à se sortir de ce mauvais pas. Pour autant, arriveront-ils à s'entendre pour résoudre cette énigme et ainsi rester en vie ? 

A Marvellous Light est donc une fantasy historique qui nous transporte dans une Angleterre edwardienne alternative. En effet, la magie existe, elle est même l'apanage de certaines familles. Toutefois, son existence n'est pas connue du grand public. Les magiciens vivent donc dans le secret et lorsque celles-ci est révélée, on parle de "déboisselage". C'est une sorte de rituel de vérité. De même que lorsque le moment est venu de faire oublier cette fracassante révélation aux simples humains, les magiciens peuvent avoir recours au léthé-menthe. C'est une combinaison très efficace pour oblitérer les souvenirs. En outre, la magie qui prend vie dans cet univers se nourrit aussi du sang et est surtout liée à la terre et au domaine. Certaines demeures dégagent une telle puissance qu'elles renforcent le pouvoir de ses propriétaires, notamment à travers des rituels de sang qui viennent sustenter la terre et donne en retour un soutien inattendu et puissant.

Derrière A Marvellous Light se dessine un univers riche et complexe qui emprunte autant au folklore qu'à la mythologie grecque. Le cadre historique est très immersif notamment grâce à cette pointe de merveilleux. 

En outre, il permet à l'autrice d'introduire des thématiques intéressantes autour des droits des femmes par l'accès à l'université. La période edwardienne est marquée par des avancées avec, par exemple, l'engagement des suffragettes. 

Dans le roman de Freya Marske, on fréquente la bonne société. On goûte même aux mesquineries de certains nobles qui aiment tout particulièrement martyriser les non-mages. C'est en tout cas le cas de la famille de l'un des personnages principaux qui en a presque fait sa marque de fabrique. L'intérêt étant ici, en plus d'explorer l'âme tortueuse de certains humains, de s'intéresser à la toxicité des relations familiales à travers la figure d'un protagoniste qui sert de souffre douleur à son frère et à sa sœur. 

A Marvellous Light met à jour une machination visant à asseoir le pouvoir d'une caste sur le reste du monde. Cela met en lumière la lutte des classes qui étouffe bien des sociétés. Freya Marske y questionne donc avec beaucoup d'habileté les notions de liberté et d'humanité. 

Il est à noter que Freya Marske a également opté dans son roman pour une romance M/M montrant ainsi son soucis de représentation de personnages queers. Ses deux personnages principaux sont d'ailleurs très attachants. Ils appartiennent à la noblesse même si l'un d'eux est plutôt désargenté. Ils se retrouvent liés bien malgré eux mais vont vite se trouver des atomes crochus, n'en déplaise à quelques résistance de leur part par pure crainte de souffrir. 

Sir Robert Blyth dit Robin a dû prendre la tête de sa famille et s'occuper de sa jeune sœur à la disparition de leurs parents. C'est la raison pour laquelle, il se retrouve à occuper un poste administratif afin de subvenir à leurs besoins. Rien ne le prédestinait à rencontrer le très énigmatique mais non moins séduisant Edwin Courcey. Tous les deux, c'est un peu la rencontre entre le feu et la glace. L'un est impétueux, l'autre est très secret. Ils incarnent les contraires entre le sportif et l'intellectuel mais qui, finalement se complètent très bien. Ils forment une belle paire pour peu qu'ils se laissent apprivoiser. Vu le caractère solitaire et méfiant d'Edwin, on se doute que leur relation s'annonce déjà tumultueuse. L'intrigue promet donc d'être épicée à plus d'un titre. 

Avec A Marvellous Light, Freya Marske signe un premier roman de qualité qui associe un univers merveilleux bien construit à une intrigue prenante. Voilà un tome 1 qui a retenu mon attention et promet déjà un second rendez-vous. Je vous dis donc à très vite !

Fantasy à la Carte

Informations

Freya Marske
A Marvellous Light
Tome 1
The Last Binding
9791028113636
381 pages

Editions Bragelonne 

Lien vers le site

02/01/2026

Jérémy Angelo, La librairie des poèmes infusés, éditions Twinkle

Jérémy Angelo, La librairie des poèmes infusés
éditions Twinkle 

Jeremy Angelo est un auteur d'imaginaire dont la bibliographie compte une dizaines de titres. Beaucoup de ses romans sont d'ailleurs parus chez Twinkle éditions qui a la spécificité de publier de très beaux livres reliés et ornés d'un beau jaspage.

Chaque année, ils éditent des romances de saison. 

Aussi, pour marquer cette fin d'année 2025, ils nous ont proposé un nouveau roman de Jérémy Angelo qui s'intitule La librairie des poèmes infusés. 

Résumé :

Après le décès de leur parent, Salomé et sa sœur Maëlle sont parties vivre en Écosse chez leur grand-père. En dépit de son immense chagrin, Salomé espère toujours devenir Maîtresse infuseuse. Or, en se renseignant auprès de la bibliothécaire du coin, elle a appris que le plus grand Maître infuseur d'Écosse vivait non loin, dans les Highlands. Prenant donc son courage à deux mains, elle décide de se rendre auprès de lui pour qui la prenne comme apprentie. Mais l'accueil qu'il lui réserve sur place est pour le moins glacial. Alors dans ces conditions, arrivera-t-elle, quand même, à atteindre son but de devenir Maîtresse infuseuse ? 

Mon avis :

La librairie des poèmes infusés est un roman contemporain coloré d'un léger merveilleux. Jérémy Angelo nous transporte en Écosse, une terre bercée par les légendes dont il nourrit son texte. Le décor est majestueux et mystérieux propre aux Highlands. On prend plaisir à parcourir entre ces pages cette terre sauvage et à rencontrer ses chaleureux habitants. 

Toute l'originalité du texte réside dans cette pointe fantastique qui associe le rituel du thé à de la poésie, le tout accompagné d'un soupçon de magie. 

La librairie des poèmes infusés n'est donc pas qu'une simple romance. En fait, c'est une ode à la littérature et à la poésie par l'entremise de la magie. Mais c'est également une déclaration d'amour pour ce pays magnifique qu'est l'Écosse. Les lieux décrits dégagent à eux seuls une vraie magie par le mysticisme ambiant

La lecture n'en est donc que plus envoûtante surtout à travers la présence de tous ces livres, le froissement du vieux papier ou encore l'atmosphère feutré propre au cottage. L'univers est immersif et plaisant. 

Romance oblige, on y retrouve tous les clichés mais l'histoire reste belle et agréable à lire. En effet, un être bourru, écorché par son passé qui tombe sous le charme d'une plaisante jeune femme, on n'est point surpris par la trame du récit. Toutefois, l'intrigue est efficace et on se laisse facilement emporter. 

En outre, le récit est enrichi de thématiques intéressantes tournant autour du deuil mais aussi de la reconstruction de soi après un échec ou une terrible perte. Jérémy Angelo y juxtapose la solidarité dont les humains peuvent faire parfois preuve au commérage et au jugement porté par des âmes à la langue bien trop pendue. C'est le revers de la médaille des petites communautés où tout le monde se connaît et où les jugements vont bon train. 

L'amour est bien entendu le fil conducteur dans ce livre auquel s'ajoute l'amitié et la fraternité. 

29/12/2025

Mickaël Brun-Arnaud, Les souvenirs de Ferdinand Taupe, T.1, Mémoires de la forêt, éditions L'école des loisirs

Mickaël Brun-Arnaud, Les souvenirs de Ferdinand Taupe, T.1, 
Mémoires de la forêt
éditions L'école des loisirs 

Vendue à plus de 300 000 exemplaires, la série Mémoires de la forêt de Mickaël Brun-Arnaud est un véritable succès. 

Noël approchant, les éditions L'école des loisirs ont eu la bonne idée de lui offrir un second écrin faisant du premier tome, Les souvenirs de Ferdinand Taupe, un cadeau incontournable de cette fin d'année. En tout cas, personnellement je n'ai pas résisté plus longtemps avec cette nouvelle édition qui a fini de me convaincre de me lancer enfin dans la lecture de cette saga déjà fort plébiscitée. 

Mieux encore, je me suis même félicitée d'avoir attendu au regard de la beauté de ce livre-objet. Entre sa couverture rigide rehaussée de dorures à chaud et le jaspage sur la tranche, ce livre est un émerveillement visuelle.  

Élégante et luxueuse, cette édition est parfaite pour accueillir ce fabuleux récit magnifiquement illustré par la talentueuse Sanoe. Le petit plus est le carnet de croquis glissé en fin d'ouvrage qui nous donne un aperçu du travail de l'illustratrice et nous régale les yeux et l'âme. 

Résumé :

Archibald Renard tient la célèbre librairie de Bellécorce. Elle est dans sa famille depuis de nombreuses générations et fait sa fierté. Il se targue de toujours satisfaire sa clientèle par des conseils de lectures avisés. Seulement, la demande inattendue d'un habitué de l'établissement va ébranler ses certitudes. En effet, Ferdinand Taupe souhaite récupérer son livre déposé des décennies auparavant alors qu'Archibald vient tout juste de le vendre à une personne dont il ne garde aucun souvenir. Face à la déconfiture de son fidèle client, Archibald décide d'accompagner Ferdinand afin de remettre la main sur son livre mais aussi et surtout retrouver la trace de son épouse Maude, portée disparue. Le voyage s'annonce déjà mouvementé car les indices sont maigres. Mais qu'à cela ne tienne, Archibald est bien décidé à aider son ami alors en route, il n'y a plus de temps à perdre. 

Mon avis :

Dans Mémoires de la forêt, on plonge dans un univers anthropomorphique où les animaux de la forêt tiennent le premier rôle. Aussi, entre ces pages ils se comportent et s'habillent comme des humains. Le récit prend cadre dans un décor enchanteur où l'on visite par exemple une merveilleuse librairie nichée dans un arbre et où l'on séjourne dans une ravissante maison d'hôtes tenue par une poule. 

Toute la magie est là. Il est à noter que vous ne trouverez pas dans ce livre une explosion de pouvoirs mais plutôt un merveilleux réconfortant. La magie s'exprime donc davantage par les mots de Mickaël Brun-Arnaud et les illustrations de Sanoe. Rien d'ostentatoire mais un envoûtement complet. 

Mémoires de la forêt est une véritable ode à la nature. L'auteur y magnifie l'habitat des animaux. Tout y est verdoyant et apaisant. La forêt y est décrite comme un havre de paix à préserver d'autant qu'il y est question à un moment du récit d'un incendie ravageur. C'est une manière pour l'auteur de rappeler l'inconséquence ou la malveillance humaine. Il y a donc une petite pointe écologique derrière cet amour que Mickaël Brun-Arnaud semble vouer à la nature et particulièrement à la forêt. 

Mais la richesse de ce texte va beaucoup plus loin car l'auteur y traite de nombreuses thématiques. La première d'entre elles est bien entendu la maladie d'Alzheimer. Elle est même centrale au récit à travers le mal de l'oubli-tout qui touche l'un des principaux protagonistes de l'histoire. Il traite ce sujet délicat avec beaucoup d'intelligence et démontre combien tout l'entourage est impacté et insiste sur la souffrance qui en découle pour tout le monde. L'important est de l'aborder avec bienveillance et patience pour ne pas aggraver la souffrance des patients. Le texte est touchant et d'une grande perspicacité, idéal pour un jeune public qui serait notamment confronté à Alzheimer ou à toute autre maladie. 

23/12/2025

Pierre Pevel, Étienne Willem & Capia, L'Elixir de l'oubli, partie 1, Le Paris des Merveilles, éditions Drakoo

Pierre Pevel, Étienne Willem & Capia, L'Elixir d'Oubli
partie 1, 
Le Paris des Merveilles
éditions Drakoo 

Le grand projet d'Étienne Willem était de mettre en images le célèbre Paris des Merveilles de Pierre Pevel. C'est chose faite depuis 2022 avec la parution de la toute première bande dessinée de cette série éditée chez Drakoo

Pour mémoire, Le Paris des Merveilles est une trilogie signée Pierre Pevel. Mais l'adapter en bande dessinée a nécessité des partis pris. Le premier d'entre eux a été de partir sur deux volumes par tome. 

Aussi, Les Enchantements d'Ambremer sont déjà parus en 2022 et 2023. La disparition prématurée d'Étienne Willem a mis un coup d'arrêt, chaque lecteur pensant que l'aventure s'arrêterait là. Mais c'est sans compter l'amour que voue le directeur éditorial de Drakoo, Christophe Arleston et Pierre Pevel à cette série dans ce format-ci, sans parler de leur amitié pour le dessinateur. Et quel meilleur hommage que de continuer à faire vivre ce superbe projet qui lui tenait tant à cœur.

C'est donc la dessinatrice Capia qui a pris la relève d'Étienne Willem et comme elle le dit elle-même en interview, son challenge a donc été de respecter au maximum le style du dessinateur. 

Résumé :

Dans L'Elixir d'Oubli, Louis Denizart Hipolyte Griffont poursuit ses investigations sur le meurtre d'un antiquaire. Ce qui le ramène à une autre vieille affaire lorsqu'il était encore un jeune capitaine de cavalerie et que l'existence de l'Outremonde n'était pas encore connu de tous jusqu'à ce que la guerre entre les dragons et les Fées poussent bien des créatures à se réfugier sur terre. Des souvenirs qui lui rappellent notamment sa rencontre avec la délicieuse mais non moins intrépide baronne Saint-Gil avec laquelle il a partagé plus que de l'amitié. Ce fut également le temps où les cercles de mages ont vu le jour, notamment pour se prémunir des débordements de ce conflit magique. 

Mon avis :

Ce premier album respecte bien le roman initial. On y retrouve toute l'essence de l'intrigue imaginée par Pierre Pevel. 

Mais, plus que de replonger dans un récit captivant, on retourne dans le passé des personnages pour mieux comprendre les liens qui les unissent. 

En outre, en jouant avec les époques du XVIIIe et du XXe siècle, Pierre Pevel réaffirme sa volonté d'écrire une uchronie de fantasy. Aussi, le monde dans lequel évoluent les protagonistes est influencée par la magie. Les figures historiques voient donc leur destin prendre une autre tournure. 

Le décor est posé et il forme un écrin fort divertissant pour mettre en valeur une enquête riche en révélations et en rebondissements. 

Le Paris des Merveilles est une trilogie riche en action. Un fait que les dessinateurs ont bien intégré car les scènes choisies dégagent une vraie énergie. C'est particulièrement rythmé et fait honneur aux romans. 

Capia n'a en rien dénaturé le travail d'Étienne Willem pour faire vivre ce Paris utopique influencé par le steampunk. 

Franchement c'est un énorme plaisir que de lire ces bandes dessinées. Elles sont divertissantes, drôles et prenantes. C'est pour moi devenu un rendez-vous incontournable de fin d'année grâce à mon amie Mathilde qui prend plaisir à me les offrir à mon anniversaire ou à Noël. Je la remercie ici pour ses choix et son bon goût.

Il est à noter que le scénario a conservé ce même humour présent des les deux premiers volets. La patte de Pierre Pevel est donc bien là ainsi que l'esprit d'Étienne Willem. 

En outre, les illustrations sont toujours aussi belles. Il y a une vraie cohérence avec le travail réalisé précédemment par Étienne Willem. Point de rupture donc entre toutes ces bandes dessinées qui partagent ce même esthétisme qui a fait le succès de la série. 

19/12/2025

François Baranger, Sorcier de Sang. T.4, Ars Obscura, collection Lunes d'encre, éditions Denoël

François Baranger, Sorcier de Sang, T.4, 
Ars Obscura,
 collection Lunes d'encre, 
éditions Denoël 

Sorcier de Sang est le 4e et dernier opus de la saga, Ars Obscura de François Baranger. 

Comme tous les amateurs de cette série d'uchronie de fantasy, j'avais hâte de m'atteler à cette lecture.

Il faut dire qu'au fil des tomes, je me suis attachée à la plume de cet auteur et à son imaginaire incroyable.

François Baranger a plus d'une corde à son arc et est très talentueux autant avec sa plume que ses pinceaux. Et ce n'est pas ce 4e tome qui démantira mes propos au regard de la qualité du récit. 

Lu dans le cadre d'un partenariat avec les éditions Denoël, je les remercie pour l'envoi de ce service de presse.

Résumé :

Vaincu, Élégast est en fuite et Napoléon est défait. Irénion Brégante a pris la tête des armées et a rétabli le Consulat pour éviter que le chaos s'installe en Europe. Seulement le temps n'est pas à la paix car la puissance du sorcier Vakt est telle qu'il marche sur la France et l'Europe, à la tête de l'armée russe peuplée de monstruosités et de nombreux fanatiques. Très affaiblis par les premiers combats, nul ne pense échapper à son funeste destin. Mais tous choisissent de se battre jusqu'à leur dernier souffle dans l'espoir d'un lendemain meilleur. 

Mon avis :

Sorcier de Sang vient conclure de manière magistrale la saga mêlant uchronie et fantasy de François Baranger. 

Dans ce tome 4, l'auteur a d'ailleurs laissé libre cours à son imagination pour donner une autre conclusion à l'épisode des guerres napoléoniennes. 

En effet, dans Sorcier de Sang, Napoléon est hors jeu depuis que son sorcier personnel Elegast a été vaincu par Ludwig. Pour autant, la menace à l'Est perdure. On ne parle plus de coalition entre les Prussiens et les Anglais contre les Français menés par Napoléon Ier, mais plutôt des troupes russes conduites par le redoutable Vakt contre les armées françaises commandées par le Consul, Irénion Brégante. 

Sous la plume de François Baranger, la monarchie n'est donc pas rétablie après la chute de Napoléon. L'auteur priviligie ici une gouvernance moins absolue et plus représentative. 

Toutefois, l'essentiel du roman se concentre sur cet affrontement titanesque entre Vakt et les héros de François Baranger. On plonge donc dans cette ultime bataille qu'il nous prépare depuis le premier tome. Le récit est particulièrement épique. 

L'art Obscur est à l'œuvre et explose de partout. Les scènes sont très visuelles, et particulièrement spectaculaires. Le combat prend aux tripes car on sait que l'issue en sera automatiquement fatale pour certains. La question reste d'ailleurs de savoir pour qui. 

Dans ce 4e opus, on explore plus en profondeur cette magie venue du fond des âges rendue surpuissante grâce à l'usage de cristaux appelés ukronites. Clin d'œil à la kryptonite, peut-être car comme elle, son utilisation confère des pouvoirs extraordinaires aux simples humains devenant ainsi de puissants sorciers pour peu qu'ils maîtrisent le langage.