03/04/2016

Yannick Neuzillet, Erenik

Chaque année poussent en Erenik les fleurs du soleil, annonciatrices du retour de la belle saison. Or pour la première fois, celles-ci ne sont visibles nulle part. Ne serait-ce pas là le signe avant-coureur d’un grand danger ?

Les Erins s’interrogent, s’inquiètent même. Et lorsque Tano, le sage de la communauté leur annonce que leurs craintes sont bien fondées, c’est un coup de massue pour tous. Aussitôt une effervescence s’empare de la parcelle. Que peuvent-ils faire ? Et la solution, c’est encore Tano qui l’apporte. Il faut qu’un Erin parte au cœur des montagnes golgorites pour tous les sauver car c’est là-bas que se trouverait le salut.

La quête est annoncée et l’enjeu n’est pas des moindres. Reste à savoir qui sera l’élu de cette grande aventure ?

Pour son premier roman, Yannick Neuzillet propose un récit de fantasy au premier abord d’apparence traditionnelle. Il s’agit ici de sauver un royaume touché par la noirceur et un être est désigné pour mener à bien cette quête. Une trame classique mais qui a fait ses preuves dans le succès du genre.

Néanmoins l’histoire n’est pas anodine. Yannick Neuzillet, en tant que grand amoureux de la nature la met pleinement en valeur dans son récit. A travers la lente pérégrination de Bost (puisque c’est lui l’élu), on pénètre l’univers imaginé par l’auteur où la nature s’épanouit largement. A chaque étape par laquelle passe le héros, on découvre une géographie et des peuples différents. A l’image des hobbits traversant la Terre du Milieu, Bost, lui, sillonne toutes les parcelles jusqu’à attendre l’étape ultime, Golgoryan où la désolation règne en maîtresse absolue. Ce lieu n’est d’ailleurs pas sans rappeler le Mordor et sa Montagne du Destin.

Erenik est au demeurant un roman qu’on lit avec une certaine fluidité. L’histoire est intéressante même si le récit manque parfois de rythme. On est loin des grandes batailles épiques auxquelles la fantasy nous avait habitués. Néanmoins, Yannick Neuzillet nous dresse le portrait de héros attachants et nous ménage un final aux accents des plus retentissants.

Épris de grands espaces, ce livre est pour vous.

Fantasy à la carte

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