L'influence du "gaming" à la littérature

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29/11/2017

En 2018, Atrebatia vous invite au Bal des vampires

Peut-être pour faire écho aux Halliennales, ou tout simplement pour laisser leur propre empreinte dans les hauts de France, une équipe de passionnés a décidé de créer leur propre festival à Arras. 

Ce festival se nomme Atrebatia, escales imaginaires et cette équipe de passionnés n'est autre que l'association de La Guilde Dòl Hròkr. Cette belle aventure a commencé en 2015 et a su très vite se démarquer. Une réussite qui s'est d'ailleurs vu récompenser par une fréquentation toujours plus importante. 12 000 visiteurs pour l'édition 2017. 

La quatrième édition est prévue pour le weekend du 17 et 18 février 2018. Et le thème annoncé est juste fascinant puisqu'il porte sur Les Royaumes de l'Ombre dont l'invité principal est le vampirologue Jacques Sirgent. Même s'il ne sera finalement pas présent, son travail, lui, sera à l'honneur. Auteur de onze livres, il est également le fondateur du musée des vampires et montres de l'imaginaire. Un lieu mystique qui détient une remarquable bibliothèque de plus de 1500 ouvrages dont certains datent même du XVIIe siècle. On sait déjà que les dents longues seront de sortie. Et quoi de plus fascinant que ces créatures de la nuit. Les dernières adaptations cinématographiques prouvent bien que le vampire plaît toujours autant. Il est à noter qu'Atrebatia se concentrera cette année sur les origines du vampire en s'attardant donc sur l'époque victorienne. Vous l'aurez compris, il sera plutôt question du comte Dracula que d'Edward Cullen. Les tables rondes porteront sur l'esthétisme du vampire et sur l'abondance de l'héritage que ce mythe a transmis. 
Pour faire écho à ce programme, les lieux du déroulement du festival apparaissent comme judicieusement choisis. Riche d'Histoire, Arras cache un passé médiéval notable avec notamment l'épisode au XIVe siècle de la grande vauderie. Ce fut une véritable chasse aux sorcières, procès à l'appui qui condamna à l'aveugle de nombreuses personnes, dont une majorité de femmes. Avec un passé aussi trouble, cette ville historique s'impose d'elle-même comme le lieu idéal pour être le temps d'un weekend l'antre d'un festival alliant culture et imaginaire. Trois lieux distincts ont été sélectionnés pour accueillir exposants et visiteurs. Il y a le Beffroi, lieu initial des escales de l'Imaginaire, puis vient l'Hôtel des Guînes où les enfants seront attendus de pieds fermes pour un programme haut en couleur et la médiathèque de l'Abbaye de Saint-Vaast qui hébergera notamment une belle exposition. Ce sont juste trois adresses au patrimoine marqué. 

Cette année la marraine de l'édition sera l'illustratrice Adeline Martin dont on peut déjà admirer le talent à travers la superbe affiche du festival qui témoigne clairement de son empreinte victorienne.

Bien des auteurs seront invités en 2018 dont les célèbres Michel Robert, Nathalie Dau, Stéphane Platteau, Laetitia Reynders ou encore Bertrand Crapez. Tous sont d'ores et déjà prêts à venir discourir ou simplement discuter autour de ces royaumes de l'ombre à travers leurs romans qui se classent clairement du côté obscur de la force. 

Le petit plus de ce festival est d'impliquer la jeune génération dans l'aventure. Depuis la dernière édition, un pôle jeunesse a été inauguré et des activités destinées aux plus jeunes afin de les initier aux littératures de l'Imaginaire sont proposées. Pour la prochaine édition, les animations se concentreront à l'Hôtel de Guînes autour de Valérie Frances (auteure jeunesse, organisatrice de Trolls & Légendes, elle est une référence pour le genre et une invitée de marque pour Atrebatia). 

Atrebatia, escales imaginaires ouvre la porte du Nord aux littératures de l'Imaginaire. La Guilde Dòl Hròkr voit son investissement payé avec un festival qui joue dans la même cour que Les Imaginales à l'Est ou les rencontres de Brocéliande à l'Ouest. 


Fantasy à la carte

26/11/2017

Laetitia Reynders, Samaël, La Gardienne du Miroir, tome 2

Après un premier roman emballant, j'étais impatiente de me plonger dans la suite de la saga La Gardienne du Miroir de Laetitia Reynders. 

Pour ce second tome, l'auteure l'a consacré à l'un des membres masculins de ce triangle amoureux. Il s'agit ici de Samaël, le fils de Satan aux traits si angéliques qu'il est si difficile à Louise de lui résister. On n'a pas de mal à la comprendre, n'est-ce pas ? C'est donc essentiellement à travers son regard que Laetitia Reynders nous conte la suite. 

Pour rappel l'auteure avait conclu son premier volet de manière très tonitruante. 
En effet, pour sauver sa Belle d'un terrible châtiment, Samaël ne va pas hésiter à contrecarrer les plans des Anges en subtilisant les cœurs de sept membres Oints inscrits sur le rouleau d'Ezéchiel. Une mission qui, il l'espère, fera réagir l'archange Michaël qui reste sourd à ses appels depuis quelques temps. Il est clairement prêt à tout pour Louise, quitte à se faire de nouveaux ennemis et même à s'allier au pire d'entre nous, cet archange qu'il déteste tant...

Quelques lignes qui en disent long sur les péripéties que ce nouvel opus réserve aux lecteurs avides de savoir. On se coule avec fluidité dans ce nouveau roman comme si on avait terminé le premier volume seulement la veille. L'intrigue mise en place par Laetitia Reynders est de belle qualité et nous tient sans mal en haleine. 

Comme c'est Samaël qui y tient une place de choix, on explore avec lui le Pandémonium, la capitale des Enfers. On côtoie tous ces démons dont les noms nous sont familiers, et on porte un autre regard sur ce monde toujours perçu comme effrayant. D'ailleurs même le fils de Satan nous déroute tant il peut faire preuve de compassion et d'amour, notamment à l'égard de Louise. Il n'est pas qu'un simple tueur asservi par ses pulsions meurtrières. A travers ce roman, on arrive à se demander qui sont les méchants des gentils tant les anges nous apparaissent parfois comme tout aussi cruels que les démons. Comme quoi la frontière entre le Bien et le Mal est bien souvent floue et la fin semble bien justifier les moyens quelque soit le camp en présence. 

Tiraillée entre ces deux amours, la pression monte pour Louise qui se voit de plus en plus poussée à devoir faire un choix. Dilemme pour la jeune femme qui ne se voit pas le faire. Alors si elle ne le peut pas, qui le fera à sa place? Samaël? Michael? Au terme de ce second tome, la tension n'a jamais été autant à son comble. 

Du côté des révélations fracassantes, Laetitia Reynders nous y en réserve de belles notamment concernant la vérité sur les origines de la naissance de Louise, et celle-ci est pour le moins incroyable. D'ailleurs en sachant ça, cela pourrait bien changer des choses sur le destin de cette humaine qui n'en ai pas tout à fait une. 

D'ores et déjà, on sait que le dernier roman de la trilogie se tournera vers l'archange Michael. Lui qui est si insaisissable, si froid parfois, que va-t-il nous réserver pour cette dernière ligne droite? Va-t-il réussir sa mission de sauver Louise même contre sa volonté? la ramener dans le droit chemin? Lui faire comprendre et accepter sa destinée? Et surtout se défaire de cette armure dont il pare son cœur et nous dévoiler enfin son autre visage? Des questions qui ne nous laisseront pas longtemps dans l'incertitude avec un tome 3 à portée de mains qui ne demande plus qu'à être lu. 

Fantasy à la carte

19/11/2017

Valentin Frété, Le Sombre Dieu, Les chroniques du Nord, tome 5


Avec la sortie du Sombre Dieu, c'est la fin des aventures de Torfa qui s'annonce. Un final que l'on attend autant avec fébrilité, curiosité que nostalgie. Il est clair que lorsque l'on a bien apprécié un cycle, cela fait mal au cœur de le terminer et pourtant on trépigne de savoir comment l'histoire va se conclure. 

Il est temps de tout savoir, de tout comprendre. A la lecture de ce cinquième tome, on saisit l'utilité de chacun des romans écrit par Valentin Frété. Chaque aventure vécue par Torfa n'avait qu'un seul but, celui de faire de lui le héros qu'il est aujourd'hui. Chaque combat mené a fait de lui un homme fort, implacable et dangereux. C'est ce qui a forgé sa légende et lui a permis de nouer des amitiés qui lui seront nécessaires pour l'ultime combat à venir. Car cela va sans dire que dans Le Sombre Dieu, la guerre sera encore au cœur du récit. Pire encore c'est le Ragnarök qui est annoncé. L'auteur ne pouvait faire autrement que de conclure son cycle sur une note de fin du monde. D'ailleurs, tous ont bien conscience qu'ils n'en reviendront sans doute pas, même le grand Torfa y songe. 

En effet, le Mirslark, la terre natale de Torfa se voit recouvrir d'une ombre menaçante. Il est donc tout naturel pour notre Viking de retourner chez lui afin de libérer son pays de cette nouvelle menace. Gobelins, Orcs, Trolls et autres créatures sorties tout droit des enfers sèment la panique et la mort dans le Mirslark. Ils tracent un sillon sanglant sur leur passage. Bien que Torfa et ses alliés les combattent, ils semblent toujours plus nombreux et plus dangereux. Même les Nains sont défaits et la montagne du Resh'an Mith est tombée. C'est la débandade dans les rangs des alliés et la victoire semble s'éloigner d'eux à grands pas. L'heure n'a jamais été aussi grave et c'est dans un état d'extrême fatigue que Torfa arrive au dernier bastion de liberté: la ville de Thyrra. C'est là que va se jouer le destin de tous même si c'est Torfa qui est le chef d'orchestre de cette dernière partition. En tant que fils du Tonnerre, ce rôle ne pouvait que lui incomber. Mais il ne sera pas seul car même les dieux nordiques se mêleront au combat lorsque le vrai visage de l'ennemi sera dévoilé. 

Des éléments qui promettent des scènes de combats aussi grandioses que celles de la célèbre bataille des cinq armées du Hobbit de J.R.R. Tolkien. Soyez assurés que vous en aurez le souffle coupé. 

Avec cet ultime tome, Valentin Frété a gagné son pari d'écrire une fantasy nordique bluffante et inédite. Il a su habiter son récit d'une étincelle captivante qui tient ses lecteurs en haleine d'un bout à l'autre de la saga. Sous le feu des combats, on est scotché tant les scènes y sont spectaculaires. Les personnages y sont tous plus attachants les uns que les autres. 

En écrivant les dernières lignes de son roman, c'est un véritable appel du pied qu'il nous fait pour une suite à venir que nous attendrons avec tout autant d'impatience. 

Fantasy à la carte

12/11/2017

Les Seigneurs d'Outre-Monde, aller et retour en Comté française

Ces dernières années le cinéma connaît un engouement certain pour la fantasy. L'effet "Seigneur des Anneaux" et "Harry Potter" a fait des émules. 

Seulement le constat que l'on fait est que toutes ces belles productions ne sont pas françaises et pourtant la France ne manque pas de passionnés. Les nombreux festivals francophones peuvent en témoigner d'autant qu'ils voient leurs fréquentations s'envoler toujours un peu plus à la hausse. 

C'est dans la tête d'un passionné du genre que l'idée de réaliser un film français médiéval fantastique a germé. En effet, Rémi Hoffmann s'est fait la même réflexion et s'est lancé le défi de réaliser son propre film. En tant que professionnel de l'audiovisuel, il avait toutes les qualités requises pour réaliser cette prouesse. 

Le premier élément fort de cette production est la crédibilité du scénario. Celui-ci a été coécrit par Rémi Hoffmann et Fenriss. Ils y ont intégré des données propres au genre pour que celui-ci se coule parfaitement dans le moule de ce que l'on trouve sur le marché. 

Emprisonné depuis plusieurs siècles sous un dôme invisible, le terrible Rashalden attend son heure pour revenir se venger des humains qu'il hait par-dessus tout. Du fond de sa prison, il ensorcelle les esprits les plus faibles  et les tient en esclavage sous sa coupe afin que ses suppôts agissent dans l'ombre pour le libérer de sa prison. 
Bien loin de se douter du Mal qui rôde, l'héritier de la couronne du Ringston, le jeune Jarwin de Kalmerit vit insoucieusement sa vie d'adolescent pompeux et privilégié. Il se sent comme invulnérable, protégé par son statut. Mais il ignore encore que sa vie va être chamboulée, que de sombres secrets sur ses origines vont lui être révélés et qu'il est l'élu qui va devoir affronter le terrible Rashalden. Il sera secondé dans sa quête par son fidèle maître d'armes, Thorwald qui lui fera office de père puisque son propre géniteur n'est qu'une vile créature assoiffée de pouvoirs. 
Seulement il ne suffit pas d'un scénario de qualité pour faire un bon film. Une telle production nécessitait une impressionnante mise en scène aussi bien au niveau des décors, des costumes que des manifestations de la magie. Tout cela a un coût, et le budget serré aurait pu être un frein à la réalisation. Pourtant cela n'a pas été le cas, bien au contraire. Les scènes ont été tournées dans 20 lieux différents et ont été judicieusement choisis pour s'adapter au mieux au cadre fantasy. Parmi les plus notables, on peut citer la Normandie, la Picardie ou la Bretagne. La richesse des costumes et les maquillages utilisés ont également joué un rôle majeur pour donner du poids à ce film. Quant à la magie et aux lieux imaginaires, ils ont pu être réalisés grâce à 650 plans truqués. 
Ce qui fait la force des Seigneurs d'Outre-Monde, c'est aussi la musique qui lui donne une ambiance. La prouesse ici a été l'enregistrement de cinq thèmes en orchestrales avec 63 musiques différentes. Ce qui, pour un film amateur, est une belle opportunité. 

Le petit plus est sans conteste la touche d'humour nettement marquée. Porté par le duo explosif formé de Jonathan Durieux (Jarwin) et d'Olivier Grignard (Thorwald), les piques que ces deux-là s'échangent parfois valent leur pesant d'or pour nous faire sourire. De plus, il faut bien garder à l'esprit qu'à part quelques professionnels du milieu théâtral, la majorité de la troupe demeure de simples passionnés. Cela leur vaut une indulgence de la part de spectateurs car ils ont osé et l'ont fait. Pour moi ça reste une belle performance qui mérite un vrai soutien. 

Le plus bluffant dans tout ça, c'est le si petit budget engagé, 50 000 euros, une goutte d'eau au vu de l'ambition projet. Et pourtant tout cela a été possible grâce à la volonté et l'engagement de passionnés. 280 personnes mobilisées sur une durée de 8 ans pour un film de 130 minutes. 

Au final, ce film a bénéficié de quelques projections lors d'événements liés à la communauté Geek comme la Japan Expo ou Trolls & Légendes mais aussi dans des lieux emblématiques à l'image du Dernier Bar avant la Fin du Monde. Il est également possible de se procurer le DVD sur http://lesseigneursdoutremonde.com/ 

Une préquelle a été écrite par Fenriss, La Geste d'Ellowan édité au format numérique par Michel Lafon. Ce qui ouvre des perspectives quant à la réalisation d'autres films venant avant ou après Les Seigneurs d'Outre-Monde. Avec ce premier opus, cette équipe a prouvé leur professionnalisme et leurs talents, avis aux partenaires qui souhaiteraient donc investir pour une suite. 

Fantasy à la carte

02/11/2017

Grégory Da Rosa, Sénéchal, tome 2

Pour la deuxième fois, les blogueuses de Book en Stock réitèrent leur confiance en Fantasy à la carte et scellent un nouveau partenariat. 

Cette fois-ci, c'est Grégory Da Rosa qui est à l'honneur dans le cadre du Mois de, un rendez-vous littéraire mensuel que nous offrent Phooka et Dup.

Jeune écrivain de fantasy française, j'ai eu le plaisir de découvrir son premier tome cet été.

Rappelez-vous, l'auteur avait conclu son récit par un cliffhanger complètement insoutenable. Le roi est mort, tel est le message qui se murmure partout dans Lysimaque jusqu'à revenir aux oreilles de notre célèbre sénéchal. Quelle effroyable rumeur aussi bien pour Méronne que pour Philippe lui-même qui était déjà en fâcheuse posture à la cour. Seulement à bien écouter la mélodie du Tocsin, un doute subsiste dans l'esprit de notre sénéchal. Peut-être n'est-il pas mort mais juste gravement blessé? Abandonné quelque part dans la ville basse, baignant dans son sang, seul, complètement perdu ? Ni une ni deux, n'écoutant que son cœur et laissant de côté ses angoisses personnelles, Philippe Gardeval décide de partir à la recherche de son ami, de son roi. Il se sent pousser des ailes, quitte à se mettre en danger en bravant la foule de la ville, devenue incontrôlable et dangereuse depuis l'annonce de la terrible nouvelle. Mais ce qu'il va trouver au bout du chemin risque bien de le dérouter plus encore et de le mettre davantage à mal.

Devant le succès retentissant de son premier tome, Gregory Da Rosa nous fait l'immense joie de poursuivre les tribulations de son improbable héros. 

Un deuxième volet qui fait monter la pression d'un cran tant la tension entre les personnages est de plus en plus palpable. Les esprits s'échauffent vite. L'armée de Lysander, roi de Castelwing est toujours aux portes de la ville et on sent que l'assaut n'est plus très loin. Ce qui rend les relations entre les détenteurs de pouvoirs plus conflictuelles que jamais. Les désaccords se multiplient rendant la situation aussi intenable à l'intérieur qu'à l'extérieur. Surtout avec des coquins de l’acabit de cet Othon de Ligias, ennemi juré de Philippe Gardeval qui murmure à l'oreille du roi de perfides mensonges à l'encontre de ce dernier dans le seul but de le discréditer toujours un peu plus. 

En quelques pages, l'auteur réussit à donner une ambiance à son récit. Plus les chapitres sont engloutis, plus elle y est sombre, pesante et angoissante. Le poison et le fiel sont clairement à l'oeuvre ici et les têtes commencent déjà à tomber. En fait, cet atmosphère lourde nous colle autant à la peau qu'à son héros. C'est même avec la peur chevillée au corps qu'on tremble pour Philippe, et qui nous pousse à dévorer les chapitres avec urgence pour aller toujours plus loin dans le récit.      

Lorsqu'on lit Sénéchal, on ne peut s'empêcher de penser au populaire Trône de Fer de G.R.R. Martin tant certaines scènes apparaissent comme des clins d’œil à l'auteur américain. Ici Philippe Gardeval apparaît comme le parfait bouc émissaire à l'image de Tyrion Lannister qui fut accusé à tort de l'empoisonnement de son détestable neveu. Les ennemis semblent venir de toutes parts et Philippe ne sait plus à quel saint se vouer. 

Autant le premier tome prenait son temps pour bien poser les décors, autant le second, lui, se recentre sur l'intrigue. Ainsi, les desseins de certains sont dévoilés alors que d'autres, au contraire, sont obscurcis. 

Il y a des livres qui vous marquent tant la plume est addictive. Sénéchal fait partie de ceux-là. C'est un roman dont on ne peut que lui souhaiter de beaux lendemains. 

Fantasy à la carte