L'influence du "gaming" à la littérature

28/08/2016

William Riverlake, Le Cantique du Soleil, Thormäe, tome 1

Lorsque William Riverlake m'a présenté son premier roman, deux choses ont attiré mon attention: fantasy et spiritualité. Car qu'est-ce que la spiritualité vient faire dans un récit de fantasy ? C'est donc sur cette interrogation que je me suis laissée emporter par ce récit. 

Pour faciliter la lecture de son premier roman, l'auteur a choisi de nous le raconter sous la forme de mémoires confiées par l'un des héros de l'aventure. C'est en compagnie de son oncle Garon que l'épopée démarre lorsque tous deux, pressentant un grand danger, décident de retrouver l'épouse de Garon, partie accoucher au pic des Nouveaux Nés, comme le veut la tradition. Sur les lieux, les événements vont s'enchaîner très vite, du meilleur au pire. Alors qu'ils assistaient à la venue de cet enfant, un miracle se produisit car des anges vinrent célébrer cette naissance. Mais alors que tous se réjouissaient, une créature monstrueuse surgit et s'empara du nourrisson dans un bain de sang. N'écoutant que leur courage, les deux garmins décident de partir sur les traces de cette terrible bête afin de sauver l'enfant. 

Parallèlement, on fait la connaissance d'un couple d'elfes, le frère et la sœur: Jawin et Filah qui sont également chargés d'une quête propre. 

Au fil des pages, on se doute que chacun des protagonistes vont à un moment se retrouver car contexte high fantasy oblige. 

Justement côté fantasy, William Riverlake n'oublie pas d'incorporer à son texte un grand méchant, un mage puissant et corrompu nommé Sither. Ce qui, on le devine sans mal, met en exergue la traditionnelle lutte entre le Bien et le Mal. 

Puriste, William Riverlake a donné un cadre géographique, anthropologique, topographique très précis à son récit afin de le rendre le plus réaliste possible. Au gré de la lecture, on sent le temps passé à élaborer, à enrichir cet univers fantasy. Le titre du cycle Thormäe annonce déjà le nom de ce monde dans lequel vivent des peuples différents: hommes, nains, gobelins, garmins... ect. Comme beaucoup de ses confrères, ils mêlent des créatures connues des sagas fantasy et d'autres sorties de son imaginaire fertile. 
Bercé par les grands classiques du genre, William Riverlake s'est nourri de ses lectures pour écrire sa propre fantasy. Néanmoins, il y apporte sa touche personnelle en approfondissant par exemple les notions de Bien et de Mal. En effet, il nous rappelle que rien n'est ni blanc ni noir. Ce sont bien nos actes et nos paroles qui déterminent qui on est et où on se situe dans cette lutte perpétuelle. Finalement, l'auteur profite de son premier roman pour rappeler où est la place de chacun dans l'univers. C'est une dose d'humilité qu'il nous offre ici car le monde est vaste et doit être respecté afin que tous vivent en paix. 

William Riverlake signe un premier roman qui ne manque pas d'originalité en invitant le lecteur au voyage, à l'introspection et à la méditation. 


Fantasy à la carte
  

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire